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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 14:59

A McDonald's les employés luttent depuis plusieurs semaines pour des augmentations de salaires à 13€ de l'heure, des rénovations des magasins vieillissants, et pour l'arrêt de l'étalement des horaires pour les contrats mi-temps.
Après plusieurs actions de grève ou de blocages la direction a décidé de répliquer en menaçant de licencier le délégué syndical CGT du McDo Blancarde. Sous couverts de motifs fallacieux le but est de s'attaquer aux travailleurs, à leur organisation de lutte.

Face à un tel langage la seule réponse est celle de la lutte et du rapport de force. C'est pour quoi lundi 13 mars dernier la CGT était mobilisée dans les McDo de la franchise, au nombre de 6 dans le département, et dans les bureaux de l'administration, envahis pour soutenir notre camarade alors en entretien.

Face à la lutte des travailleurs, MacDonald's réplique

Intervention de Najib, délégué syndical à McDonald's convoqué lundi dernier.

Mais le rapport de force s'exprime avant tout dans la lutte, c'est pourquoi les Mc Donald's de la franchise étaient en grève. Après l'entretien le piquet de grève tenu à Vitrolles a été rejoint par les camarades présents au rassemblement, pour intensifier la pression sur la direction par l'arme économique, la meilleure réponse aux arguments bidons du patronat !

Face à la lutte des travailleurs, MacDonald's réplique

McDo est un groupe générant chaque année des milliards de bénéfices sur le dos des employés, recherchant les profits les plus élevés possibles par des méthodes de management toujours plus ignobles envers les travailleurs. Cette logique vise à briser ceux qui produisent les richesses pour encore plus les exploiter.

La crise à bon dos chez le géant de la restauration qui voit ses bénéfices augmenter. Grâce selon ses analystes à "la décision de proposer depuis octobre une offre de petit déjeuner disponible 24 heures sur 24. Ce segment est le plus rentable et le seul a n'avoir pas connu une baisse de la fréquentation". C'est confirmer l'intérêt économique qu'ont les capitalistes à imposer temps partiel, horaires changeants et flexibilité à l'extrême de l'emploi. Tout pour faire du profit et écraser les travailleurs.

Cette logique c'est celle de tous les capitalistes qui ne voient que le profit, pour lesquels les travailleurs ne sont que des chiffres, des variables économiques à ajuster pour augmenter toujours plus leurs dividendes.

Mais unis les travailleurs n'ont pas besoin d'eux. Cette classe de parasites est inutile à la société. Ensemble luttons pour l'élévation du rapport de force et le renversement du capitalisme. Pour un monde libéré de l'exploitation d'une majorité par la minorité. Luttons pour le socialisme !

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 20:13

Ces dernières semaines les actes fascistes se sont multipliés dans le département : après une soi disant "marche de l'identité" le 28 janvier dernier à Aix organisée par diverses organisations réactionnaires, l'Action Française a célébré l'ouverture d'un local à Aix par une tentative d'attaque sur le nôtre, qui s'est une fois de plus soldée par un échec.

 

A ces faits s'ajoutent les dégradations effectuées sur la stèle de Missak Manouchian à Marseille. Elle commémore le sacrifice ultime consenti lors de la résistance par le "groupe Manouchian" des FTP-MOI. C'est peut être un symbole choisi par la république française pour commémorer la résistance, mais c'est avant tout un rappel indestructible du rôle joué par le Parti Communiste et la CGT dans la résistance contre les hordes nazies.

 

Ces évènements ne sont pas isolés. Ils interviennent dans un contexte de plus en plus avancé de fascisation de notre société, dont témoigne la répression syndicale menée contre la CGT, les exactions de la police dans les quartiers populaires, l'utilisation de l'état d'urgence à des seules fins de répression des mouvements sociaux, etc

Ce sont les politiques antisociales des gouvernements successifs, notamment celles menées par le Parti Socialiste, qui créent les conditions pour la montée idéologique du fascisme en France. Par la trahison d'une partie des espoirs des couches populaires, les divers courants politiques traditionnels de la bourgeoisie se sont succédés au pouvoir et tous décrédibilisés. La progression toutefois relative des idées et organisations fascisantes en France est en premier lieu le fruit d'un mécontentement populaire produit par des années de misère et d'austérité.

 

La Jeunesse Communiste des Bouches du Rhône le réaffirme : le fascisme est le bras armé des monopoles, aussi la lutte politique contre le fascisme est inséparable des combats menés contre les capitalistes et leurs alliés. Les forces politiques les plus réactionnaires, bien que s'autoproclamant parfois défenseurs des travailleurs, ne sont qu'une carte à jouer de plus pour le patronnat.

 

La JC13 appelle à participer au rassemblement samedi 18 février à 11h devant la stèle de Missak Manouchian au Palais du Pharo, et à poursuivre la lutte, pour l'élévation du rapport de force contre le capital, dans la perspective de nouvelles victoires pour les travailleurs et le renforcement de leurs organisations.

 

Unis dans la lutte contre le capital nous détruirons le fascisme !

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:36

La sortie des lycées de la Zep et la casse progressive de tous les dispositif d'éducation prioritaire n'est que la suite logique de la politique antipopulaire menée par le gouvernement. L'an dernier, la Loi Travail illustrait deja leur volonté d'augmenter le chômage et la précarité. Avec cette reforme de l'éducation, ils actent que les pauvres n'ont le droit qu'à des emplois précaires et des salaires indécents. L'objectif est clair, ancrer la misère là où elle est déjà la plus grande.

 

Pour le patronat c'est un objectif permanent puisque les chômeurs lui servent d'armée de réserve avec laquelle il met la pression sur les travailleurs en poste, et que précariser l'emploi c'est aussi précariser la lutte. La destruction d'une partie supplémentaire de l'éducation, qui plus est dans les quartiers déjà les plus touchés par le chômage et la précarité, c'est jetter un peu plus les enfants de la classe ouvrière dans la misère.

 

On ne pouvais pas en attendre moins de la part du Parti Socialiste qui confirme son rôle de chien vendu au MEDEF. Ce dernier emploie l'Etat de façon de plus en plus décontractée pour mettre en oeuvre ses plans. L'état d'urgence a permis que la répression des mouvements de contestation sociale s'institutionnalise. On le voit autant dans des luttes comme celles des Moulins Maurel ou encore des Goodyear que quand deux voitures de la police nationale viennent débloquer le lycée St Exupery, bloqué par des mineurs, qu'ils empoignent des lycéens en les menaçant d'interpellation et qu'ils arborent fièrement flashballs et autres armes soi disant "non léthales".

 

Face à ces constats ceux qui parlent d'une volonté de dialogue apaisé, réaliste ou à tête reposée font une grave erreur, la même que ceux qui traitent la JC de mercenaires quand elle se déplace pour aller soutenir la lutte : c'est une question de convergence, de solidarité mais surtout de classe. Le choix de la lutte est la seule alternative à celui de l'abandon et donc de la défaite. La détermination dont fait preuve le gouvernement nous renseigne sur l'impossibilité d'un réel dialogue qui est verrouillé de son fait. Quand le rectorat refuse de rencontrer une délégation parce qu'elle comporte des éléments lycéens on ne peut pas envisager de dialogue apaisé. Parce que la seule perspective face à des attaques anti sociale est l'élévation du rapport de force, qui est la seule solution pour faire plier le gouvernement.

 

Il n'y a que deux camps, le notre est celui des travailleurs, précaires, privés d'emplois, .. Et c'est encore une fois eux qui sont attaqués par cette réforme. Les ZEP ce n'était pas la panacée mais c'est déjà reconnaitre qu'il faut donner des moyens à l'éducation dans les quartiers populaires. Leur maintien est nécessaire mais la JC fait le constat évident que l'éducation manque largement de moyens même avec. C'est pourquoi exiger un monopole public dans l'éducation, et un réinvestissement massif de l'Etat est indispensable.

 

Cependant la question du chômage, de la misère et de la précarité ne se limite pas à l'éducation. On a entendu quelques fois la revendication d'égalité des chances. Quand on vit dans une société où une classe sociale extrêmement minoritaire détient l'essentiel des richesses et exerce un pouvoir sans partage sur le reste, parler d'égalité des chances est illusoire. Nous menons un combat de front sur tous les points de la société c'est pourquoi le monopole public est nécessaire dans l'éducation mais aussi dans la santé, les transports, l'énergie, le logement, ..

Et plus loin encore, la question centrale qui détermine le pouvoir des capitalistes est celle de la production. C'est le pouvoir économique qui donne aux puissant leur force, c'est pourquoi c'est le coeur de notre combat : des nationalisations démocratiques dans tous les secteurs de l'industrie, comme un premier pas vers la révolution et le socialisme.

 

Supprimer les ZEP c'est poursuivre l'offensive du capital
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 12:18

Marseille, le 30 juin 2016

Communiqué des jeunes communistes des Bouches-du-Rhône

Le 25 mai dernier, dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail, projet antisocial en faveur des intérêts du patronat, une action de blocage économique s'est tenue sur un rond-point dans les environs de Vitrolles.

Ce jour-là 800 militants s'étaient réunis, à l'appel de la CGT, pour la plupart en grève. Une station-service était bloquée et le rondpoint d'accès à celle-ci et à la zone commerciale d'à côté était soumis à un barrage filtrant.

La dynamique de blocage de l'économie, a été enclenchée par les travailleurs syndiqués après que le gouvernement les y ait forcés par ses politiques répressives, ne laissant pas d'autre choix que la montée d'un cran dans la lutte.

Lors de cette action, un chauffard au volant d’un camion de 36 tonnes a sciemment forcé le barrage filtrant, fonçant à pleine vitesse dans la masse de travailleurs présents sur le rond-point et roulant au passage sur nos deux camarades Abdel et Nadia. Le camion a fini par être arrêté et son chauffeur maîtrisé afin qu'il ne tente pas un nouvel acte stupide.

Ce jour-là de nombreuses personnes ont crû perdre la vie, dont des militants de la Jeunesse Communiste des Bouches du Rhône.

Tous ont pu constater la décision consciente du chauffeur d'aller rouler sur une foule de gens, finissant sa course dans la voiture d’un passant et de sa petite fille.

En osant comparer la CGT et DAESH, en faisant le lit des idées de haine et de violence, le gouvernement et les médias à sa botte sont les premiers coupables de ce drame.

Conséquence directe de l’appel à la casse du mouvement social, martelé par les puissants du pays, certains travailleurs se trompent d’ennemis, ce 25 mai en fut un exemple sanglant.

L’ensemble des salariés en lutte étaient tournés vers la décision du Tribunal Correctionnel d’Aix en Provence, espérant une sanction à la juste hauteur du crime.

Pourtant hier, le chauffard récidiviste a été relaxé.

Après une audience qui n’était qu’un pugilat de la CGT, au cours de laquelle procureur comme magistrat se sont éclairés de partialité et de haine de classe, c’est avec des félicitations à peine dissimulées que sort le chauffeur de cette procédure.

Le message que la justice au service du pouvoir en place souhaite transmettre est celui de la haine et de la division, invitant ceux qui ont le plus intérêt à rejoindre la lutte à meurtrir ceux qui se battent.

A cela nous répondons dans l’unité et la solidarité, que nous ne lâcherons rien. Nous sommes et resterons solidaires d'Abdel et de Nadia, mais également des autres camarades blessés lors de blocages routiers, comme de l'ensemble de nos camarades frappés par la répression du mouvement social. Nous dénonçons l’illusion d’une justice impartiale, d’une séparation des pouvoirs, et d’une démocratie capitaliste, comme nous le démontre tristement cette décision de justice.

Face aux provocations de la bourgeoisie et de ses agents, face aux tentatives de division du mouvement, répondons par l'ampleur de notre mobilisation !

Il nous appartient de continuer le combat d'autant plus, pour le retrait de la loi travail, de nouveaux droits, mais aussi dans la perspective d'une rupture avec le système capitaliste.

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 17:06
Communiqué suite aux poursuites de camarades de la JC de la Loire

Le 12 mai dernier, journée de lutte nationale contre la loi travail, 4 camarades des jeunes communistes de la Loire sont entrés pacifiquement dans la permanence du député PS J.-L. Gagnaire, ouverte, pour tendre une banderole au balcon qui surplombait la manifestation.

Sur la banderole, on pouvait lire "Mort du CFA + Etat d'urgence + Loi travail + 49-3 = Gagnaire ", afin de mettre en lumière la responsabilité de ces députés élus qui votent cette réforme bourgeoise malgré la multiplication des luttes et mouvement de grève. Nos camarades de la Loire rappelaient aussi le combat qu'ils mènent contre les attaques répétées des pouvoirs publics sur les CFA du département.

Des CRS les ont confinés à l’intérieur du bâtiment et interpellés en les tenant en joue de leurs armes chargées. Sous la pression populaire des manifestants, les camarades ont pu sortir et rejoindre la manifestation.

Hier, jeudi 2 juin 2016, nouvelle journée de grève nationale, les 4 membres des jeunes communistes, dont le secrétaire fédéral de la JC de la Loire, ont été interpellés chez eux à 6 heures du matin. Leurs domiciles et ceux de leurs parents ont été sauvagement perquisitionnés.

Le député socialiste aurait porté plainte pour effraction, dégradation de biens privés, violences volontaires et menaces de mort. Aucun de ces chefs d'accusations ne tient la route, s'ils avaient voulu être violents, l'action se serait déroulée avec les milliers de manifestants qui les accompagnaient.

Mais la justice bourgeoise sait faire preuve de zèle et de rapidité lorsqu'il s'agit de réprimer les travailleurs, étudiants et lycéens en lutte contre un système d'exploitation et de misère. Le député socialiste R. Juanico, frondeur, a communiqué son soutien à Gagnaire et en faveur de l'inculpation de nos camarades. Il n'y a qu'une seule tendance dans le Parti Socialiste, et elle défend les intérêts du patronat.

Ils comparaissent aujourd'hui, aux côtés de trois de leurs camarades convoqués pour avoir jeté de la peinture sur la préfecture de police, ce que le procureur n'hésitera pas à requalifier de bombe agricole...

Nous, jeunes communistes des Bouches du Rhône, exprimons notre soutien et solidarité sans faille à nos camarades de la Loire. Nous les félicitons pour leur combat sans relâche, aux côtés des travailleurs en grève, contre cette loi qui sert les seuls intérêts du capital, contre les mesures anti- démocratiques du gouvernement à sa botte. Face aux violences de cette milice armée du capital que sont les force de l'ordre, face à la justice de classe qui poursuit et condamne ceux qui se battent pour des lendemains meilleurs, nos armes sont et resteront la solidarité et l'unité dans la lutte.

Signez nombreux la pétition pour leur relaxe, lutter pour nos droits n'est pas un crime mais un devoir !

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 07:46
Communiqué des Jeunes Communistes des Bouches-du-Rhône sur le blocage de Fos

Depuis lundi, et comme 6 dépôts pétroliers sur huit en France, le dépôt de Fos sur Mer est occupé et bloqué par les travailleurs, contre la loi travail. A la violence politique exercée par le gouvernement et le patronat, l’Union départementale CGT, les salariés de la pétrochimie, les routiers et nombre de travailleurs solidaires ont répondu par le blocage du pétrole, crucial pour le capital et ses alliés.

Les jeunes communistes soutiennent politiquement et physiquement ce mode d’action depuis le début, aux côtés de l’ensemble des travailleurs du département en lutte depuis le 9 mars dernier.

A quatre heures ce matin, 30 cars de crs ont attaqué les travailleurs qui occupaient le dépôt pétrolier de Fos sur Mer. Matraques, gaz lacrymogènes, canons à eau, grenades assourdissantes,…. A 2 CRS pour un travailleur, c’est la plus grande démonstration de lâcheté du gouvernement depuis le début du mouvement. La violence de l’agression des grévistes par les forces de police dépasse toutes les limites.

Malgré une résistance solide à l’attaque des milices du capital en danger, le blocage a temporairement cédé sous les coups de matraques.

Blessés pour nombre d’entre eux, les travailleurs en lutte du département et les jeunes communistes sur place se sont rendus dans l’Union Locale CGT de force sur mer, depuis assiégée par les CRS qui les ont poursuivis. Le secrétaire fédéral de la JC et le secrétaire général de l’UD CGT y sont toujours pris en otage.

Sur ordre de la préfecture et du gouvernement, les forces de l’ordre bourgeois n’ont pas hésité à matraquer, blesser, poursuivre les salariés qui tenaient le blocage. En réponse à la lutte légitime menée par les travailleurs, ils déclarent la guerre au nom des intérêts économiques du patronat. Cette attaque est un aveu de faiblesse du gouvernement et du patronat, qui réagissent comme des chiens pris au piège.

Un appel de solidarité à l’ensemble des salariés du département a été émis par l’Union départementale de la CGT pour reprendre le blocage à la première heure, multiplier les grèves de solidarité, et faire plier ce gouvernement qui n’hésite pas à mener la guerre contre son propre peuple.

Le combat pour une société débarrassée de ce système exploiteur et violent, dont le retrait de la loi travail sera la première victoire, ne cessera pas sous leurs matraques.

Tous en lutte, plus déterminés que jamais !

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 22:30

Jeudi 12 mai, un rassemblement a eu lieu à Marseille contre la loi Travail.

L'ampleur de la mobilisation, bien que ce ne soit pas un jour d'appel à la grève, a permis de le transformer en manifestation.

L'important dispositif policier déployé, ainsi que le nombre de BACeux toujours croissant, fait échos aux répressions du premier mai, du 10 mai et des jours suivants. Tout indique que la police n'entend plus « dissuader » mais bien empêcher tout rassemblement et manifestations.

A la fin de la manifestation, la police ayant fermé toutes les issues de la place Castellane, des échauffourées ont éclaté entre ce qui restait du Service d'Ordre de la CGT et une partie du cortège 'jeune' -et moins jeune- qui souhaitait continuer en manifestation sauvage.

Le reste cortège existant a tenté de s'engouffrer dans la rue Maurel, derrière les camions CGT et Solidaires qui tentaient de prendre ce chemin (également bouché par un cordon de CRS) pour rentrer dans leurs maisons respectives.

Milles versions du récit de ce qui s'est passé alors se coupent et se recoupent, chacun cherchant qui a jeté le premier caillou, le premier "collabo", donné le premier coup de pied.

Il nous appartient d'analyser la situation à froid : que des événements similaires aient pu se produire dans d'autres villes, dans des configurations locales différentes doit nous alerter particulièrement sur la stratégie mise en place nationalement par l'Etat. Depuis le début du mouvement tout a été entrepris pour diviser, entre eux, ceux qui se mobilisent. Ce qui s'est passé le 12 mai témoigne avant tout d'une réussite pour la police qui n'a eu qu'à se frotter les mains, parvenant à dresser deux parties des manifestants l’une contre l’autre.

La tactique employée ce jour-là par les CRS, BACeux, RG, etc a été la même partout où ont explosé des tensions alimentées, en partie par des éléments policiers infiltrés. Force est de constater que le mouvement n'a pas su réagir à temps pour contrer cette nouvelle façon de gérer la colère populaire.

Nous regrettons que la situation en soit arrivée à ce point de tension, entamant une unité déjà précaire, condition nécessaire à la victoire.

Ceux qui ont le moins intérêt à l'unité sont ceux que nous combattons au quotidien : les patrons, l'Etat, et tout ceux qui les servent. Le gouvernement à tout intérêt à nous diviser, et ne se prive pas d'exploiter les désaccords qui existent entre ceux qui luttent.

Sous ces affrontements regrettables se cachent plusieurs discours ; notamment celui affirmant que la CGT, et les syndicats en général, sont une arme patronale, un outil de contrôle du prolétariat, au même titre que le serait la police.

Nous réfutons cet argumentaire et affirmons qu'aujourd'hui encore le syndicat est l'arme la plus efficace pour mener la lutte au sein des entreprises, et pour organiser la convergence entre tous les travailleurs.

Que l'on soit en désaccord avec les stratégies des syndicats est une chose. L'exprimer en insultant publiquement des militants en est une autre ; et c'est intolérable.

Que l'on souhaite partir en manifestation sauvage est une chose ; que l'on hue ceux qui font le choix de ne pas le faire est intolérable aussi, en plus d'être contre-productif.

Ce mouvement social a pris diverses formes, inconnues jusqu'alors. La forte mobilisation sur les réseaux sociaux a permis la diffusion des premières dates de mobilisation à un public peut-être nouveau, expliquant en partie leur succès. Les lycéens et les étudiants ont pris une part active à la contestation sociale, selon leurs propres modes d'action.

Cependant, nous ne gagnerons pas sans l'outil le plus efficace en terme de blocage d'économie : la grève.

N'oublions pas que lorsqu'une manifestation à lieu, quel que soit son parcours, c'est autant de personnes présentes qui ont arrêté le travail, participant au ralentissement de l'économie ce jour-là.

Que ces affrontements arrivent au moment même où le mouvement prend une tournure nouvelle est d'autant plus regrettable : pour la première fois cette année, deux dates de grèves sont annoncées dans la même semaine, et des préavis de grève reconductible ont été posés dans de nombreuses fédérations syndicales.

Nous appelons à continuer la construction du mouvement social, plutôt qu'à le détruire.

Nous appelons l'ensemble des jeunes à renforcer la mobilisation aux côtés des travailleurs en grève, des précaires et des privés d'emploi le 17 et le 19 mai, et à s'unir contre le patronat et son gouvernement.

Face à la division, créons les conditions de l'union des classes populaires !

Face à la répression, amplifions la lutte aux côtés des travailleurs !

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 16:43
Agression fasciste du local des JC d'Aix

Alors que comme chaque jeudi les Jeunes Communistes d'Aix-en-Provence se réunissaient pour débattre autour d'un film, des membres du groupuscule d'extrême-droite Action Française ont une nouvelle fois tenté de s'introduire dans la section des PCF du Pays d'Aix. Pendant plus d'une demi-heure, ils ont fait un véritable siège du bâtiment, prenant en otage les camarades présents. Il y a de cela un an et demi, cette même organisation avait déjà fait irruption en plein débat, saccageant sur son passage l’intérieur de la section, jetant des bouteilles en verre à bout portant sur nos camarades et rouant de coup l'un d'entre eux. Ces mêmes personnes qui vocifèrent « communistes assassins » rappelant ainsi les heures les plus sombre de l'histoire du XXème siècle, prétendent vouloir dialoguer ? Aujourd'hui comme hier, les communistes ne dialoguent pas avec les groupes fascistes, mais luttent au quotidien en militant contre leurs idées nauséabondes qui n'ont qu'un objectif : diviser les travailleurs et détourner leur colère légitime face à un système capitaliste qui les prive de toutes les richesses qu'ils produisent.

Cette agression survient dans un contexte extrêmement particulier. D'abord, l'État d'urgence imposé par le gouvernement « socialiste » et surtout le mouvement contre la loi travail qui, mobilisation après mobilisation Dans ce contexte ultra-repressif, nous ne doutons pas que les contrôles d'identité effectués hier par la police, permettent de faire progresser les enquêtes concernant les multiples faits de violence reprocher à ce groupuscule.

Enfin, cette agression survient à quelques jours du 8 Mai, journée de souvenir de la victoire contre le nazisme en 1945.

Les communistes d'Aix-en-Provence, qu'ils soient jeunes ou moins jeunes, continueront de demander la dissolution des groupuscules fascistes au gouvernement. Ils continueront de militer pour défendre vraiment l'intérêt des opprimés et en finir avec ce système capitaliste capable d'enfanter de tels monstres pour défendre ses profits.

Communiqué des Jeunes communistes et du Parti communiste Français du Pays d'Aix

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 00:38

Aujourd'hui, des milliers de jeunes marseillais étaient dans la rue : des lycéens, des étudiants et des jeunes travailleurs de tout Marseille étaient unis contre la loi « El-Khomri » et les politiques antisociales du Parti Socialiste.

Suite à un rassemblement massif à la Préfecture, une grande manifestation de la jeunesse a eu lieu jusqu'à la faculté Saint-Charles. Celle-ci se déroulait dans le plus grand calme, lorsque, à l'angle de la Canebière et du boulevard d'Athènes, la Police Nationale a tenté de briser le cortège en forçant le passage avec 3 voitures, manquant de renverser un jeune manifestant.

Loin de reconnaître leurs torts et de faire profil bas, les policiers ont enchaînés les provocations envers les manifestants et ont utilisé leurs matraques pour se frayer un passage. Les forces de l’ordre ont traqué, frappé et arrêté un lycéen en plein cœur du cortège, avant de le conduire en garde à vue. Face aux réactions légitimes de colère des manifestants, la Police a répliqué par la violence en projetant des grenades lacrymogènes.

Malgré les attaques, la manifestation s'est maintenue jusqu'à la faculté Saint-Charles pour y tenir une Assemblée Générale de la jeunesse marseillaise. Au même moment, un groupe d’une dizaine de membre de l'Action Française, organisation royaliste, s’est regroupé devant l’université et ont agressé plusieurs manifestants amenant l’un d’entre eux aux urgences.

En Assemblée Générale, les lycéens et les étudiants ont décidé de se rassembler devant le commissariat de Noailles pour exiger la libération de notre camarade. De manière pacifique, mais déterminée, 300 personnes se sont rassemblées. Face à eux, des dizaines de CRS en équipement complet ont tentés de déstabiliser et de terroriser les jeunes présents, notamment en effectuant des « RAIDS » d'intimidation et en utilisant les bombes lacrymogènes.

La Jeunesse Communiste des Bouches-du-Rhône dénonce les agissements provocateurs et brutaux de la Police et de ces organisations fascistes, à Marseille et partout en France.

Nous condamnons fermement les tentatives de faire taire le mouvement social par la violence, la brutalité et la peur. Face à ce climat de terreur, où ceux qui protestent sont matraqués, gazés, intimidés :

Nous appelons à l'amplification de la mobilisation pour le retrait pur et simple du « Projet de Loi Travail », à l’extension du mouvement partout où le patronat nous vole et nous exploite, partout où le gouvernement tente de faire taire les revendications légitimes des jeunes précaires du département.

Face à la division orchestrée par les appareils répressifs de l’Etat, nous appelons à faire converger les luttes que mènent les salariées, les privés d’emplois, les lycéens et les étudiants.

Faisons de la journée du 24 Mars et la de grève interprofessionnelle du 31 Mars, une offensive massive pour le retrait immédiat et sans aucune concession du sinistre « Projet de Loi Khomri »

Jeunesse Communistes des Bouches du Rhône.

18/03/26

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 13:02

Mercredi, nous étions 60 000 à Marseille et plus de 350 jeunes à Aix en Provence à sortir dans les rues pour demander le retrait pur et simple du projet de loi Khomri. Il n'était prévu qu'un simple rassemblement, mais l'élan d'unité, de lutte et de fraternité l'a emporté face au rouleau compresseur mis en place par les capitalistes. C'est une véritable mobilisation qui est en train de démarrer.Il y a fort longtemps qu’une mobilisation d’une telle ampleur n’a pas eu lieu. Même lors du CPE nous n’avons pas assisté à un tel début de mouvement social.

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