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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 14:55

Interview de Makis Papadopoulos, KKE. Traduction de l'anglais via solidnet par nos soins


ICP : Suivant un accord existant entre le PC de Grèce et le PC, Turquie tu est allé animer un séminaire sur l'impérialisme avec les cadres du PC, Turquie. Penses tu que ce séminaire était productif ?

Makis Papadopoulos : Ce séminaire montre en lui même la coopération substantielle et fraternelle dans les relations des deux partis. Le PC de Grèce (KKE) et le PC, Turquie (KP) ont tous deux compris le besoin de faire de nouvelles avancées dans leur élaboration théorique, sur la base des principes du Marxisme-Léninisme, afin d'être à même de relever le défi de former une stratégie révolutionnaire dans les conditions actuelles. Ce séminaire a été productif parce qu'il nous a donné une occasion de clarifier l'approche léniniste de notre parti et de débattre de certains point critiques sur le sujet. Dans une période où les antagonismes inter centres impérialistes s'intensifient et avec l'OTAN devenant de plus en plus agressive, donc avec un risque d'une guerre plus généralisée, les partis communistes doivent être réactifs pour agir à temps.

ICP : Comment définirais-tu le système impérialiste du monde moderne ? Pense tu qu'il existe des différences avec celui de la période de Lénine ?

MP : La position de Lénine sur l'impérialisme, l'étape réactionnaire du capitalisme pourri est démontrée aujourd'hui plus que jamais. Aujourd'hui, les contradictions entre le capital et le travail et le rôle parasite du capital s'approfondissent de plus en plus. Certains actionnaires-parasites qui n'ont aucun lien direct avec la fonction et l'organisation de ces entreprises gagnent des profits énormes.

Les traits économiques du capitalisme monopoliste, qui ont étés définis par Lénine, sont des caractéristiques unifiées et communes des Etats capitalistes contemporains et du système financier international. Ces caractéristiques communes universelles des Etats capitalistes sont maintenant : la domination des monopoles, la création d'une oligarchie financière, l'augmentation de l'importance des exportations de capitaux par rapport aux exports de marchandises, la compétition pour la redistribution des nouveaux marchés et des territoires.

Dans quelques analyses il existe une fausse approche disant que Lénine a identifié l'impérialisme comme seulement une poignée de puissants Etats impérialistes, avec les soi-disant grandes puissances. L'analyse léniniste ne mène pas à la fausse conclusion que seul les Etats capitalistes en haut de la pyramide impérialiste mettent en place des politiques impérialistes. L'approche de Lénine des exemple de la Belgique, du Danemark et de l'Italie démontre le contraire.

Surtout dans le monde moderne nous ne serons pas capables de comprendre complètement la complexité de l'économie capitaliste globale, si nous limitons notre analyse aux actions des pays qui sont au sommet de la pyramide impérialiste. Par exemple, regardez le rôle décroissant des pays du G7 dans les 15 dernières années. Plus encore, si nous essayions d'évaluer les événements au Moyen Orient sans prendre en considération les plans et les effet que la Turquie, l'Arabie Saoudite et Israël ont sur la région, nous arriverions certainement à des conclusions erronées.

L'approche disant que nous sommes maintenant dans un nouveau stade historique de "mondialisation", à cause de l'augmentation de la force des compagnies avec une composition d'actionnaires multinationale et l'augmentation de l'interdépendance entre les Etats capitalistes, est aussi incorrecte. Ces phénomènes existants reflètent la bien connue tendance à l'internationalisation des mouvements de capitaux. Cependant, cette tendance ne nie pas la loi du développement inégal ni la formation de l'économie capitaliste nationale-étatique. Concernant les camps militaires rivaux dans l'Est de la Medittéranée nous pouvons facilement comprendre l'évolution de l'intensification des contradictions inter-impérialistes.

ICP : Dans cette perspective comment définis tu la relation entre les Etats Unis et l'Allemagne ? Par exemple, penses tu que la crise de Volkswagen était le résultat de la compétition entre les monopoles ? Ou, penses tu qu'elle était fondée sur la contradiction stratégique entre les centres impérialistes ?

MP : Ce n'est pas la première fois que les EU contribuent à amener des scandales au premier plan, qui frappent économiquement une firme allemande. Outre Volkswagen, il y a aussi les exemples de Siemens et de la Deutsche Bank, qui ont clairement donné les signaux d'une "guerre économique" entre les EU et l'Allemagne. Le changement international continu de l'équilibre des pouvoir parmi les pays intensifie les conflits de plus en plus. Ces dernières 15 années la proportion de l'Eurozone dans le produit mondial brut a montré une diminution inférieure à celle des EU. En ce qui le concerne, le rôle de la Russie et de la Chine dans l'économie allemande, les EU étant toujours le pays dominant, a augmenté.

Plus encore, les EU soutiennent la pression que les gouvernements français et italiens appliquent sur le gouvernement allemand pour changer la politique monétaire. Les EU dans le même temps jouent un rôle moteur dans les sanctions sur la Russie, ce qui frappe les intérêts allemands. Ausi, la réaction de la bourgeoisie allemande sur le Traité Transatlantique et le Projet Investissement sont d'une grande importance. Ce projet vise d'une certaine façon à un "OTAN économique" alors que les bourgeoisies allemandes et françaises suggèrent que la proposition américaine est d'une certaine façon un "cheval de troie". Il est clairement vu que dans le contexte du camp impérialiste Euro-Atlantique, que l'OTAN représente, les conflits inter-impérialistes entre les EU et l'Allemagne s'intensifient.

ICP : Où positionne-tu la Chine dans ce système ?

MP : Comme nous le remarquions il y a 10 ans à notre 17e congrès, la Chine a renforcé ses rapports de production capitalistes et ouvert son économie aux marchés capitalistes internationaux surtout après être devenu membre de l'Organisation Mondiale du Commerce et du Fond Monétaire International. Ces tendances ont augmenté depuis. L'économie chinoise est motivée par les profits capitalistes et non pas par les besoins sociaux. La Chine, aujourd'hui, porte les caractéristiques d'un fort stade de capitaliste monopoliste, un état créditeur et une force dirigeante dans la pyramide impérialiste.

Ces dernières quinze années l'équilibre de la force économique entre les EU et la Chine, par rapport à leur proportion dans le Produit Mondial Brut et leur flux d'échanges, a changé à l'avantage de cette dernière.

La Chine et les alliances capitalistes inter-Etats auxquelles elle participe, comme BRICS et l'Organisation de Coopération de Shangaï, sont en compétition avec d'autres centres impérialistes comme les EU et l'UE, pour la redistribution des nouveaux marchés et des territoires d'importance économique. L'initiative "Une ceinture, une route" fait ressortir l'essai d'une zone de libre échange visant à unir la Chine avec le reste de l'Asie, de l'Europe et de l'Afrique. La formation de la Nouvelle Banque de Développement et de la Banque Asiatique d'Investissement pour les Infrastructures est une réponse à la domination américaine sur la Banque Mondiale et le FMI.

Après le retard dans l'économie chinoise, l'Etat a procédé à une restructuration de l'industrie d'Etat, licenciant six millions de travailleurs, pendant que l’accès pour le peuple à des ressources sociales gratuites tels que la santé et l'éducation a été limité. Ces développement au total prouvent la domination des rapports de production capitalistes en Chine.

ICP : Penses tu que dans le futur proche les EU et leur alliés pourraient déclarer une guerre à la Chine, la Russie et les pays voisins ? Dans ce contexte, comment évalue-tu le sommet de l'OTAN qui aura lieu cet été à Varsovie ?

MP : Nous ne pouvons pas prophétiser ça. Mais nous pouvons dire de façon certaine que le capital suraccumulé qui ne peut pas être transformé en un investissement générateur de profits est en augmentation dans le système impérialiste international moderne. Aucun des centres impérialistes ne peut facilement et effectivement sécuriser la banqueroute d'un Etat bourgeois ou d'un large groupe bancaire. Dans ce contexte économique les conflits parmi les centres impérialistes pour le contrôle et la redistribution des marchés, des sources d'énergie et généralement des territoires avec une grande signification économique, comme les sources maritimes d'hydrocarbures dans l'Est de la Méditerranée et les sources terrestres au Moyen Orient. Ces conflits pénètrent aujourd'hui dans les négociations internationales entre les centres impérialistes sur les frontières et les droits de souveraineté des pays d'Eurasie, et la confrontation sur les gros problèmes tels que Chypre, les questions kurde et palestinienne.

Le compromis temporaire entre les EU et la Russie dans la région plus large est tout à fait fragile, si nous prenons aussi en considération la nouvelle possibilité pour les EU d'exporter de l'énergie. Pourtant les exercices militaires de l'OTAN suggèrent la préparation d'une nouvelle intervention impérialiste en Libye et le renforcement de son rôle en Syrie.

La fortification des flottes de l'OTAN dans la mer Egée, les nouvelles étapes vers la fortification de l'OTAN en mer Baltique, l'activation du bouclier antimissile en Roumanie et le sommet de l'OTAN prévu pour avoir lieu à Varsovie cet été avec comme sujet, améliorer la "stabilité" au delà des frontières de l'OTAN, sont des indications d'une escalade dans l’agressivité de l’Euro atlantisme.

Les forces alliées avec les EU comme la Turquie et l'Arabie Saoudite semble non satisfaites de ce compromis temporaire entre les EU et la Russie, et elles contribuent à une plus grande intensification de leur conflits.

ICP : Quelles possibilités ouvrent la compétition et les contradictions entre les pays impérialistes au forts partis communistes de la classe ouvrière ?

MP : Les communistes doivent lutter de façon décidée et méthodique de façon à ce que la classe ouvrière ne suive pas la classe bourgeoise, ne se retrouve pas piégée et ne doivent pas concilier avec une des alliances impériales en compétition. Seulement à cette condition, ils peuvent utiliser les contradictions entre les centres impérialistes pour les bénéfice des intérêts des peuples, pour renverser par l'action révolutionnaire la classe bourgeoise dans chaque pays. Le combat politique quotidien pour le droit des peuples et leur besoin de prévenir la guerre impérialiste ne doit pas être détaché de la tâche révolutionnaire principale, l'objectif du pouvoir des travailleurs. Au même moment, nous devons renforcer la coordination alors que les partis communistes et le mouvement de la classe ouvrière ont besoin d'agir en commun dans une orientation anti-monopoliste et anti-capitaliste. Dans cette orientation, la coopération proche et fraternelle des PC de Turquie et de Grèce gagne une signification spéciale. Les déclarations communes que nous avons fait depuis mars 2011 montre la façon d'organiser la lutte contre l'OTAN, les classes bourgeoises de deux pays dans l'orientation des intérêts des peuples.

09/06/2016

Les communistes doivent lutter méthodiquement et de façon décidée contre l'impérialisme
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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 01:50
Un acte raciste : Deux Palestiniens interdits de transport par la compagnie aérienne grecque « Aegen »

Athènes le 19 janvier 2016,

La Fédération Syndicale Mondiale dénonce le caractère raciste inacceptable de la Compagnie grecque de transport aérien envers les Palestiniens.

Il y a quelques jours la Compagnie aérienne grecque « Aegen » a décidé de débarquer deux Palestiniens de l’avion en partance d’Athènes vers Tel-Aviv. Les voyageurs transportés dans cet avion étaient pour la plupart des Israéliens.

Sans aucune raison, les Israéliens ont protesté violemment auprès du personnel navigant pour exiger le débarquement des Palestiniens de l’avion. Cette protestation est l’exemple clair de la politique colonialiste et sauvage, nationaliste et fasciste poursuivie par Israël qui porte aux nues et promeut quotidiennement le racisme et le nationalisme fasciste auprès des citoyens israéliens et chérit et renforce la politique fasciste du colonialisme assoiffé de sang contre le peuple Palestinien luttant de droit.

La Fédération Syndicale Mondiale dénonce cette manifestation raciste inacceptable et condamne également l’attitude de la compagnie aérienne « Aegen ». Elle estime que cette attitude condamnable de la Compagnie « Aegen » est un grand jeu entrepris en faveur des relations que le Gouvernement SYRIZA a développées avec le gouvernement d’Israël.
A chaque occasion, ces relations du gouvernement grec jettent la lumière et elles affirment son alliance avec la ligne stratégique d’Israël, de l’Alliance du Nord de l’Atlantique et des impérialistes. Le gouvernement grec se positionne dans la réalité en ennemi de la lutte héroïque du peuple Palestinien.

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Le Secrétariat de la FSM

20.01.16

Article traduit par Alger républicain

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 10:32
Répression des travailleurs de Turquie et du peuple kurde

Pour Erdogan, les élections du 1er novembre 2015 ont été un triomphe sans équivoque. Son pouvoir qui avait semblé menacé après les élections de juin est désormais plus que jamais renforcé grâce à la majorité absolue qu'il a obtenue. Le HDP (seul parti progressiste et pro-kurde au parlement) quant à lui se maintient de justesse au parlement.

Ces élections se sont déroulées dans un contexte global où la bourgeoisie turque soutenue par les impérialismes majeurs que sont les USA et l'UE cherche à acquérir de nouvelles ressources en matières premières ainsi que des nouveaux débouchés pour ses monopoles mais aussi à accroître son rôle d'acteur incontournable pour quiconque souhaiterait asseoir sa domination sur la région. Dans ce dessin elle a financé et armé les milices les plus réactionnaires pour déstabiliser la Syrie, créant ainsi le terreau pour la formation de Daesh. Cette politique rencontrant l'opposition d'une partie des travailleurs, l'Etat a entrepris d'annihiler les forces progressistes par le biais d'intimidations, de division des travailleurs, de recours aux groupes mafieux...

C'est dans ce cadre qu'a eu lieu l'attentat du 10 octobre à Ankara (102 morts et plus de 500 blessés) visant partis progressistes et syndicats qui demandaient l'arrêt des opérations militaires au Kurdistan. Que ce dernier ait été commandité par Erdogan ou par quelqu'un d'autre avec la complaisance des services de sécurité, le résultat aura été le même : instiguer la peur chez les opposants de l'AKP et pousser les travailleurs à suivre les discours nationalistes. L'Etat turque s'est employé dans les jours qui ont suivi à écraser les mouvements de grève et de manifestation que les syndicats avaient lancés en réponse à l'attentat. De cette façon il s'est assuré d'éteindre toute contestation et d'avoir les coudés franches pour continuer sa campagne militaire contre le peuple kurde.

L’emploi de telles politiques par l’AKP s’inscrit dans sa logique de fascisation de la société turque, pour la sauvegarde des intérêts des franges les plus réactionnaires de la bourgeoisie et contre les intérêts des travailleurs.

Le cessez le feu négocié entre le gouvernement turc et le PKK – Parti des Travailleurs du Kurdistan – à l’initiative de ce dernier a été volontairement sabordé par le régime du Palais présidentiel et de l’AKP, lui préférant une politique d’élimination du mouvement Kurde.

La campagne de répression, de massacres, de sièges de villes, de bombardements que l'armée turque a entrepris au Kurdistan vise ainsi à mettre à genoux le peuple kurde et ses organisations, qui sont les seuls à combattre vraiment Daesh, afin d'empêcher que se constitue un Etat autonome géré démocratiquement par les kurdes eux-mêmes. La Turquie ne peut tolérer l'existence d'une telle entité dans sa sphère d'influence.

Le poids des forces Kurdes dans la lutte contre Daesh est tel que la coalition internationale intervenant en Syrie n’a d’autre choix que d’en tenir bon compte. Ainsi sur le terrain les forces impérialistes sont forcées de reconnaître l’efficacité de la lutte kurde, alors qu’en France le mouvement est mis au même niveau que Daesh.

Ce renversement de situation est d’autant plus révoltant qu’il est par exemple sous-entendu que les organisateurs des attentats d’Ankara puissent être les kurdes, où que la rupture du cessez le jeu avec le gouvernement turc soit le fait du PKK. Ces propos sont réfléchis et témoignent de la profondeur des contradictions dans lesquelles sont enfermées les puissances impérialistes responsables des déstabilisations menées en Syrie et soutenant le régime de terreur de l’Etat turc.

La situation générale en Turquie, les orientations politiques choisies par le Palais présidentiel et l’AKP sont extrêmement dangereuses pour les travailleurs turcs dans leur ensemble. L'intensification de la répression menée contre les mouvements kurdes et progressistes, le recours accru à la violence et à des gangs mafieux, les collusions entretenues avec des groupes réactionnaires dont Daesh, ainsi que la place en première ligne assumée par l’Etat Turc dans les déstabilisations menées en Syrie exposent l’ensemble du pays à un retour de flamme potentiellement dévastateur.

La position de l’Etat français sur la question est inacceptable. D’un côté mener une croisade contre le terrorisme, en réalité pour les intérêts des monopoles capitalistes, de l’autre s’attaquer aux forces progressistes et en lutte contre Daesh, par l’intermédiaire d’un soutien au régime turc effectuant une partie du sale travail : voilà la politique choisie par le gouvernement français !

Les jeunes communistes apportent tout leur soutien à la juste lutte des kurdes pour leur indépendance.

Ils dénoncent toutes les manœuvres de l'impérialisme turque visant à empêcher cette dernière ainsi que les manœuvres de tous les impérialismes qui en violant la souveraineté des pays de la région sèment le chaos et la destruction dans leurs seuls intérêts.

Ils opposent à cela leur solidarité internationaliste avec les peuples en lutte et avec les travailleurs, quel que soit leur pays.

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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 13:36
Résistons contre les forces réactionnaires et l'impérialisme !  Nous saluons le peuple patriotique de Syrie

La Syrie a été attaquée par une alliance menée par l'impérialisme US et ses collaborateurs, constitués par les régimes les plus réactionnaires du Moyen-Orient. Il est impossible de prétendre que le conflit en cours depuis 2011 est une guerre civile. La plupart des agresseurs étaient des mercenaires et des groupes islamiques du monde entier, armés, financés et soutenus par le Qatar, l'Arabie Saoudite et la Turquie.

Des millions de citoyens syriens ont étés forcés de quitter leur terre natale, confrontés à la mort. Des armes chimiques et les méthodes d'assassinat les plus brutales furent utilisées. De nombreuses villes syriennes sont tombées sous le domination d'un régime barbare où les valeurs humaines les plus élémentaires ont été bafouées. Armes et munitions ont été transférées en Syrie depuis les pays voisins. Ses frontières et sa souveraineté sont continuellement violés. Ses usines sont pillées, ses fermes et cultures usurpées. Son pétrole a été extrait et illégalement fourni au marché mondial par les groupes occupants.

L'excuse fabriquée pour justifier les agressions a été de partir de problèmes intérieurs existants dans le pays. Une fois de plus, l'Ouest a entrepris de jouer le rôle du gardien et sauveur de la démocratie et des droits de l'Homme. Mais il n'y a que le peuple syrien qui a le droit de décider comment et par qui le pays sera gouverné.

L'objectif principal de cette attaque abominable a été tout simplement de transformer la région selon les intérêts des impérialistes. Les Etats impérialistes et les régimes réactionnaires de la région ont commis des crimes de guerre dans ce conflit de façon flagrante, pendant lequel des millions d'humains ont étés tués et forcés à migrer. Le fait que les membres des groupes islamiques ont étés recrutés non seulement depuis les sociétés islamiques sous développées, mais aussi des capitales d'Europe les plus prépondérantes montre que ceci n'est pas une erreur de sécurité ou un processus hors de contrôle, mais un crime intentionnel. Le fait que la Turquie, un membre de l'OTAN, soit devenu une voie ouverte pour ces même gangs ne peut être le résultat d'une erreur. L'impérialisme occidental et ses collaborateurs régionaux ont produit leurs plus grand efforts pour soumettre la Syrie. Ils n'ont pas hésité a créer ou utiliser les organisations les plus barbares, et finalement l’EI, pour écraser la Syrie.

Après une telle période de plus de quatre ans, nous assistons finalement à un changement d'équilibre dans la région. La résistance de la Syrie a défait l’agenda des Etats Unis et a résulté en un retour de flammes pour la Turquie, qui a joué le rôle du déclencheur de cet assaut. Le siège imperialiste a été brisé quand la Russie est intervenue dans le vide politique récent. Personne à part les peuples patriotiques, anti-impérialistes et progressistes de Syrie n'ont rendu possible ce changement de circonstance. La Syrie a résisté et a brisé l'encerclement dans lequel elle était enfermée. Il n'y a aucun doute que le facteur déterminant de ce changement est le peuple syrien.

A travers les organisations sœur de Syrie qui ont participé à notre meeting, nous, soussignés les Partis Communistes et Ouvriers, livrons notre message le plus sincère de solidarité au peuple résistant de Syrie. Une fois de plus, nous soulignons à quel point nous sommes honorés de la participation de nos organisations sœurs en Syrie à la rrésistance honorable des peuples, du fait qu'elles en constituent la partie la plus courageuse. En tant que partis communistes et ouvriers, nous déclarons qu'aucun grand pouvoir, aucun centre impérialiste ni aucun Etat étranger n'a le droit de décider du futur de la Syrie. Le peuple syrien qui ne s'est pas rendu est la seule autorité à déterminer son propre futur.

La présente résolution traduite par la JC13 a été adopté au cours du 17 eme Rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers du 30.10 au 01.11.2015 à Istabul en Turquie. 

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 11:31

Article publié dans "Rizospastis" du 4/10/2015

 
 

Le 30 septembre, la direction russe a décidé de commencer des frappes aériennes contre le dit "Etat Islamique". La veille, la Chambre Haute du Parlement russe avait approuvé la demande du Président, Vladimir Poutine, ayant trait au déploiement des forces militaires à l'étranger et particulièrement pour soutenir Bashar El Assad en Syrie.

 

L'évolution s'est produite quelques jours après le discours du Président Russe à l'ONU, où il a défendu les positions de la Russie en Syrie et en Ukraine, et également sa réunion avec son homologue des Etats-Unis. Néanmoins ce ne fut pas un coup de tonnerre, comme en ont fait allusion au cours des récentes semaines toutes les sources d'information pour grossir la présence militaire russe en Syrie et le transport là d'équipement militaire.

 

Escalade de l'intervention

 

Les développements sont clairement aussi le signe de l'aiguisement avancé des contradictions inter-impérialistes dans la région du Moyen-Orient et de la Méditerranée orientale. Nous devons conserver à l'esprit que l'intervention militaire russe en Syrie survient après l'intervention dans la région des USA , de l'UE, de la Turquie, des monarchies du Golf etc.. qui s'est poursuivie depuis 2011

 

Le KKE dés le tout premier moment a dénoncé cette intervention qui a des conséquences très sérieuses pour le peuple de Syrie et aussi bien pour le peuple de l'ensemble de la région. Quand les partis bourgeois et opportunistes célébraient le soi-disant "printemps arabe", notre parti a révélé les efforts organisés par les puissances impérialistes pour financer et armer la soi-disant opposition syrienne, dont le résultat, parmi d'autres choses, fut la formation et l'extension du monstrueux "Etat islamique", comme également la création d'une énorme vague de réfugiés, à la fois à l'intérieur du pays (environ dix millions de personnes, et aussi dans les pays étrangers (principalement en Turquie, au Liban, en Jordanie, ou environ deux millions de personnes vivent après avoir été chassées de leurs foyers et celles qui le peuvent cherchent à gagner les pays européens.

 

L'aspect militaire du conflit syrien

 

Les liens économiques et politiques-militaires de la Russie avec le régime bourgeois de Assad sont bien connus. Ce régime est un allié stable de la Russie capitaliste dans la région du Moyen-Orient et de la Méditerranée orientale, durant les 20 dernières années. C'est une région où un "jeu" géopolitique sérieux se poursuit avec de puissants "joueurs", comme les USA, l'UE, Israël, la Turquie, l'Egypte, les monarchies du Golf.

 

L'intervention de ces puissances en Syrie, qui ont utilisé les problèmes sociaux et politiques du régime de Assad, a conduit le pays dans un "puzzle" politique-militaire complexe. En conséquence, après le partage en trois parties de l'Iraq causé par l'invasion US ( dans des régions contrôlées par le gouvernement central, des espaces contrôlés par les Kurdes, des espaces contrôlés par IS), la Syrie devient le théâtre d'un démembrement similaire.

 

Les forces politiques et militaires qui demeurent loyales à Assad maintiennent le contrôle sur une importante partie du pays, environ 40% du territoire, qui comprend les régions les plus peuplées et les plus cultivées.

 

Après cinq années de guerre d'usure et de déchirure, ses forces armées ont été réduites, hors d'une nécessité de 325 000 à 150 000. 60 000 autres sont dans la Garde Républicaine bien armée, et quelques dizaines de milliers dans les milices armées, comme également dans les forces du Hezbollah libanais, qui est un allié stable du régime. La Russie et l'Iran au cours de cette période ont soutenu le régime avec des armes et des munitions et des conseillers militaires.

 

Une partie du nord du pays est contrôlée par la milice Kurde au nombre de 30 000 environ, composée de troupes légèrement armées.

 

Le soi-disant "Etat Islamique" qui semble contrôler une large partie du territoire, en réalité un espace désertique inhabité, a le contrôle de régions qui ont une frontière avec l'Iraq. Il contrôle les ressources pétrolières qui lui procurent des profits de la vente au marché noir du carburant à la Turquie et à l'Iraq. Il y a différentes estimations au sujet de la grandeur de ses forces, estimée de 20 à 100 milles. Les services secrets russes les estiment atteindre 30 à 50 milles. Parmi elles, nombreuses sont celles qui viennent de l'étranger (d'Europe, de Russie etc..), tandis que leurs relations avec la Turquie et les monarchies du Golf et aussi les USA sont bien connues, qui ont formé nombre d'entre elles, les ont entraînées, les ont armées et ils les utilisent maintenant pour faire progresser leurs plans.

 

Les forces de l'"opposition" armée de la soi-disant "Armée libre Syrienne" qui jouit ouvertement du patronage des USA et de l'UE s'estiment elles mêmes être entre 45 et 60 milles, des chiffres ouvertement controversés par les dirigeants russes.

 

Les autres forces militaires qui sont actives comprennent le mouvement islamiste "Jabhat El Nusra" qui a a plus 10 000 hommes armés et qui est soutenu par les régimes monarchiques de la région.

 

Évidemment, nous pouvons voir en pratique que toutes les forces qui combattent le régime de Assad, malgré les tensions qui existent entre elles, sont des "vases communicants", c'est à dire elles se complètent les unes aux autres.

 

Finalement, nous n'oublierons pas qu'Israël a occupé un territoire syrien (les hauteurs du Golan) depuis 1967, et qu'il a établi en permanence des forces militaires d'occupation à l'intérieur de la Syrie et il fournit un soutien médical (et autre?) aux forces qui combattent Assad.

 

L'évolution de la Russie

 

Dans ces conditions militaires complexes, la direction russe décide de renforcer les forces de Assad, principalement de deux manières - a) à travers la fourniture d'un équipement militaire moderne, avec des armes de haute précision, de nouveaux transports armés de personnel, des systèmes modernes de télécommunication, des drones pour l'espionnage, des canons etc...) b) à travers des bombardements aériens des forces "terroristes". La force aérienne syrienne a des avions plus anciens, avec des capacités réduites pour accomplir des frappes de haute précision contre ses opposants.

 

A travers ces actions, il est estimé que les pertes des forces armées syriennes peuvent être annulées et qu'elles peuvent une fois de plus reprendre le dessus et du dynamisme par rapport à leurs ennemis.

 

Mieux encore, sur l'initiative de la Russie un "Centre commun d'information" est établi à Bagdad ensemble avec la Syrie, l'Iran et l'Iraq, dans le but d'une coordination des opérations contre l' "Etat islamique".

 

La Russie a déjà lancé des dizaines de frappes aériennes dans les premiers jours à partir de bases qu'elle a établies sur le territoire syrien, alors qu'elle a aussi déployé un petit nombre de forces terrestres y compris marines dans des bases russes d'où ses avions militaires et ses hélicoptères mènent des opérations et aussi ses bateaux de sa flotte navale qui ont été déployés dans les eaux territoriales de la Syrie.

 

Ceci au sujet du secteur militaire, parce qu'il y a aussi des objectifs importants dans la sphère politique, en tout cas, nous ne devons pas omettre la correspondance entre les sphères politiques et militaires, car la guerre est la continuation de la politique par d'autres (violents) moyens.

 

Derrière la ..... façade

 

Au sein de ces évolutions, nous devons examiner les motifs réels, le caractère de classe et les intentions des forces qui sont impliquées dans le conflit militaire, en dépassant les prétextes pour des interventions telle que "la guerre contre le terrorisme" ou qu'elles sont menées pour des "raisons humanitaires" ou que le bombardement est déclenché avec l'approbation du gouvernement local ou les Nations Unies, et donc en conformité avec le droit international. Nous devons garder à l'esprit que le bombardement de la Libye fut approuvé par les Nations Unies. En conclusion, alors, nous devons regarder derrière la ... façade qui est créée pour dissimuler chaque action.

 

Les interventions des impérialistes dans les différentes régions et pays, qui ont ont pu être déclenchées au nom de "pures" et "bonnes" intentions et slogans, portent l'étiquette du profit capitaliste, des profits des monopoles et du développement de la rivalité incessante des monopoles pour le partage entre eux des matières premières, des routes de transport, des pipelines et des parts de marchés. En tout cas la longue "chaîne" des interventions impérialistes dans les dernières années est témoin de cela.

 

La Syrie n'est pas l'exception.

 

Les objectifs qui se trouvent derrière les prétextes

 

Dans les deux dernières décades, en raison du développement inégal du capitalisme, sont apparues sur la scène de dynamiques nouvelles puissances capitalistes émergentes (La Chine, la Russie, le Brésil, l'Afrique du Sud) qui gagnent du terrain au détriment des anciennes puissances, comme les USA et les pays de l'UE. La rivalité s'intensifie. Il est très important pour les intérêts des monopoles basés dans ces pays d'acquérir des ressources énergétiques, pour déterminer et contrôler les routes de transports des produits et aussi le contrôle des secteurs des économies des autres pays. La crise capitaliste a réorganisé le jeu de cartes.

 

Il a été montré que le soi-diant " monde multipolaire" est un monde de dures confrontations inter-impérialistes, qui sont menées avec des moyens économiques,diplomatiques, politiques et militaires dans les différentes régions de la planète. Une telle région est celle du Moyen Orient et de la Méditerranée orientale qui est riche en hydrocarbures. La région est aussi le "passage" de l'Europe vers l'Asie et l'Afrique et elle a de nombreuses questions qui ne sont pas résolues depuis les décades précédentes passées.

 

Dans cette phase il devient évident, d'un côté, que les USA et leurs alliés ont pour objectifs de mettre en pièces le régime syrien, qui est un allié stratégique de la Russie et de l'Iran, un allié de la Chine. Un tel développement, évidemment, serait un coup contre toutes ces puissances. Les USA et leurs alliés utilisent les questions du "combat contre le terrorisme", de la "restauration de la démocratie" et de la solution les "questions humanitaires", telle que la protection des populations chrétiennes etc.. comme des prétextes.

 

D'un autre côté, il est clair que la Russie a pour but de soutenir le régime syrien par tous les moyens à sa disposition afin que ses monopoles et non pas les Euro-Atlantiques soient les premiers à parler, de la coopération avec le secteur de la bourgeoisie représenté par le régime de Assad, au sujet de l'exploitation des ressources du peuple. Et la "guerre contre le terrorisme" et la résolution des "problèmes humanitaires" sont aussi utilisés comme des prétextes dans cet exemple. En même temps, l' effort des dirigeants russes pour maintenir leur position en Syrie est intégré dans leurs tentatives de renforcer la pénétration du capital russe dans d'autres pays de la région.

 

Divers scénarios liés à la confrontation impérialiste

 

La base de cette confrontation sont les relations de production capitalistes et la question de la manière dont les ressources naturelles et la richesse produites par les ouvriers seront partagées. Ainsi une énorme constellation de puissances foncent sur la question syrienne. Cela ne signifie pas qu'il y aura automatiquement un conflit. Il y a de nombreux autres scénarios.

 

Par exemple, nous ne pouvons exclure la possibilité des USA et de ses alliés de choisir la tactique d'un "saignement" économique à long terme et d'une guerre d'usure politique et militaire en liaison avec la Russie, la Syrie et l'Est de l'Ukraine, et de créer aussi d'autres "blessures" en Asie centrale et au Caucase etc..

 

Nous ne devons pas exclure non plus la possibilité d'un engagement militaire de toutes les puissances étrangères en Syrie, qui la partage et la transforme en protectorats.

 

Même le scénario d'un compromis temporaire entre ces puissances engagées, avec le remplacement de Assad, l'utilisation de forces "modérées" de l'opposition, une chose qui paraît difficile aujourd'hui, mais qui ne peut pas être exclue.

Les plans de déstabilisations impérialistes et les contradictions inter-impérialistes en Syrie !*

* Le titre a été changé par les Jeunes communistes des Bouches-du-Rhone.

(Source solidnet - traduit de l'Anglais par la rédaction Lien-PADS)

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 18:00

Dimanche 25 janvier se tiennent des élections législatives en Grèce. La possible victoire du parti Syriza est l’occasion pour certains de distiller l’illusion d’un grand bouleversement pour les peuples d’Europe.

Pourtant le programme gouvernemental de Syriza semble loin de conduire à une rupture profonde avec les politiques mises en œuvre en Grèce depuis des années. Formé au début des années 1990, sous le nom de parti « Synaspismos », par les anciens eurocommunistes d’un parti minoritaire, appelé « Parti Communiste de l’intérieur », et d’anciens membres du KKE (le Parti Communiste de Grèce) souhaitant abandonner le combat révolutionnaire, la formation a pris depuis ces dernières années un nouveau virage à droite.

En 2012 la formation s’est élargi à divers groupuscules de gauche et a même intégré d’anciens ministres du PASOK, les mêmes qui ont appliqué les politiques d’austérité de Papandréou après les élections de 2009.

Profitant de l’effondrement du PASOK, Syriza s’est mis à jour pour prendre la place traditionnelle de la social-démocratie grecque. Dans son programme gouvernemental, pas de nationalisations et la sortie de la Grèce de l’OTAN n’est plus d’actualité. Encore des dépenses militaires qui seront facturées au peuple !

Quant à la dette, Syriza parle de renégociations avec la commission européenne et le FMI mais aucunement d’annulation d’une dette illégitime qui ne doit pas être payée par le peuple grec.

L’occasion pour les tenants de « l’Europe sociale » de réalimenter l’illusion d’une soi-disant réorientation de l’Union Européenne. Pourtant pour les travailleurs grecs, comme pour tous les travailleurs d’Europe, il ne peut y avoir de changements sociaux profonds sans rompre avec cette machine à broyer les peuples qu’est l’Union Européenne.

Avec tout ça pas étonnant que parmi les soutiens de Syriza en France on trouve un vaste fourre-tout : les Ecologistes et des députés PS qui ont laissé passer les contre-réformes du gouvernement (ANI, allongement de la durée de cotisations…), les keynésiens du groupuscule Nouvelle Donne…

 

Ceux qui connaissent la Grèce, connaissent la puissance des forces organisées dans et autour du Parti Communiste de Grèce (KKE) : à travers le front syndical de classe PAME, à travers la Jeunesse Communiste de Grèce (KNE)… Une rupture avec le système ne peut venir des seules élections et nécessite un mouvement populaire fort organisé sur des bases de classe dont Syriza est dépourvu.

D’une possible victoire de Syriza, le KKE a déjà annoncé qu’il ne voterait que les mesures favorables aux travailleurs, rejetant les autres. Il se tiendra dans le rôle d’un parti communiste dans lequel le peuple peut avoir confiance dénonçant les mauvais coups contre les classes populaires et organisant les luttes. Ses revendications dans le cadre de la campagne électorale sont claires et portent une réelle rupture avec les logiques capitalistes : annulation de la dette, nationalisations des grands moyens de production et d’échange, sortie de l’OTAN et de l’UE…

 

Renforcer le Parti Communiste sur le front électoral est dans l’intérêt des travailleurs de Grèce. De même l’amitié et la solidarité internationaliste entre les partis communistes, et entre leurs organisations de jeunesses respectives, est cruciale dans notre combat pour vaincre le capitalisme.

C’est pourquoi nous souhaitons le plus grand succès au Parti Communiste de Grèce lors de ses élections, ainsi qu’à nos camarades de la Jeunesse Communiste de Grèce engagé dans la campagne, ainsi que dans les luttes futures.kke.jpg

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 14:04

Les médias, lorsqu'ils prennent la peine d'en parler, diffusent des informations relative au Burkina Faso dépourvues de toute analyse, releyant la crise politique du pays à un rang secondaire. Par solidarité avec les camarades jeunes révolutionnaires du Burkina Faso, nous contribuons à diffuser leur communiqué analysant la situation insurectionnelle actuelle, mais aussi rendant hommage aux camarades morts dans le combat.

 

Communiqué de l'Organisation de la Jeunesse Démocratique

 

Non au coup d’Etat militaire en cours !


Le jeudi 30 octobre 2014, le peuple du Burkina Faso et en particulier sa jeunesse, par un mouvement insurrectionnel, a mis fin au régime dictatorial du Capitaine Blaise COMPAORE qui dure depuis 27 ans. Ce mouvement est le couronnement d’une longue lutte tantôt larvée, tantôt ouverte depuis sa prise de pouvoir sanglante le 15 octobre 1987.

Au cours de son long règne, le pouvoir de Blaise Compaoré n’a eu de cesse de verser le sang du peuple burkinabé et de sa jeunesse. Ainsi, au cours des présents évènements, ce sont au moins 30 morts, principalement des jeunes, dont cinq  de nos camarades, qui ont été dénombrés. 


L’Organisation Démocratique de la Jeunesse du Burkina Faso présente aux familles éplorées ainsi qu’à leurs proches ses condoléances les plus attristées. Elle rend un vibrant hommage à ces dignes martyres tombés sur le champ de bataille pour la démocratie, la justice et le progrès social véritables. Par cette lutte patriotique et révolutionnaire, notre jeunesse a montré au peuple burkinabé ainsi qu’au monde entier qu’elle était la digne héritière des traditions de luttes et de sacrifices de notre peuple.


La bravoure et la détermination de la jeunesse au cours de ce mouvement insurrectionnel n’a d’égal que sa soif de changement, acculée qu’elle est par la misère, la pauvreté, la faim, le manque d’emploi ; bref, l’absence de perspectives. La lutte de la jeunesse n’est donc pas une lutte juste pour une alternance d’homme au pouvoir. Le sacrifice consenti traduit quant au fond l’aspiration de notre jeunesse au bienêtre social et à la liberté.


Mais la chute du pouvoir dictatorial de Blaise Compaoré a frontalement posé la question du pouvoir d’Etat. Dans cette situation, l’armée, invoquant un prétendu appel du peuple, vient encore d’opérer un coup d’Etat, confisquant une fois de plus le pouvoir politique. En effet, le 31 octobre 2014, en début d’après-midi, le peuple apprenait par communiqué que c’est le lieutenant-colonel Isaac ZIDA, N°2 du Régiment de Sécurité Président (RSP), une milice privée surarmée de Blaise Compaoré, qui a été désigné chef d’Etat et devrait conduire la transition politique.


Le coup d’Etat est contraire aux aspirations du peuple Burkinabè et de la jeunesse dont une grande partie de l’expérience politique est celle des coups d’Etat. En effet, depuis l’irruption de l’armée dans la scène politique suite au premier coup d’Etat en janvier 1966, notre pays a progressivement sombré dans la violence politique, la restriction des libertés et le pilotage à vue jusqu’au régime dictatorial du capitaine Blaise Compaoré.

La jeunesse n’est pas montée sur les barricades contre la répression du régime COMPAORE pour se faire gratifier d’un coup d’Etat. L’insurrection populaire du 30 octobre 2014 a été l’œuvre du peuple et de sa jeunesse. La transition politique doit donc être conduite par le peuple à travers une formation qui associe toutes les forces sociales et politiques qui ont pris part à ce mouvement insurrectionnel qui dure depuis des années au Burkina Faso, en particulier depuis l’affaire Norbert Zongo.


Le RSP, cette unité militaire spéciale de répression au service des intérêts de la famille Compaoré, qui a semé la terreur et la désolation dans de nombreuses familles, qui a le plus réprimé notre peuple dans le sang, y compris dans la journée du 30 octobre 2014, ne saurait assurer une transition politique au Burkina. Elle doit être purement et simplement démantelée comme revendiqué, en 1999, par le Collectif de lutte contre l’impunité et par le Collège des sages.


C’est pourquoi l’ODJ :

- Condamne sans réserve le coup d’Etat en cours ;

- Appelle les forces politiques et sociales de notre pays à s’unir pour rejeter cette forfaiture

- Appelle la jeunesse à se mobiliser autour d’elle pour approfondir la lutte jusqu’à la 

satisfaction de nos aspirations profondes. 


Vive l’ODJ !

Vive la jeunesse intrépide et révolutionnaire du Burkina Faso !

En avant pour un Burkina Faso libre et démocratique !


Le Bureau Exécutif National                                        

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 16:38

bombardement_gaza.jpgDepuis près d’un mois, le gouvernement israélien dirige des opérations de guerre en Palestine. Après la mort de trois jeunes israéliens issus des colonies, ce pays est bien décidé a décidé de faire payer le prix fort au peuple palestinien. Les raids meurtriers (centaines bombardements à Gaza, plus de 40 morts) s’ajoutent aux enlèvements, aux détentions extra-judicaires.

 

Certains parlent d’escalade, de tensions : c’est un massacre à ciel ouvert qui se déroule ; celui d’un Etat d’occupation contre un peuple qui exige sa liberté, son droit à exister dans un Etat digne et souverain.  Nous n’oublions pas la poursuite de la colonisation, la violence permanente envers le peuple palestinien qui mène à la situation actuelle.

 

Le gouvernement israélien est prêt à tout pour écraser la résistance et l’unité palestinienne.

 

Un gouvernement prêt à tout pour briser un peuple

 

Alors que 40 000 réservistes israéliens ont été appelés en renfort, on peut craindre le pire. Quelle est la réaction de la France ? Par un communiqué, le ministère des affaires étrangères condamne les tirs de roquette palestiniens…mais pas les bombardements israéliens qui tuent massivement ! L’opération « Haie de protection » semble prendre le même chemin que celle de « Plomb Durçi» en 2009 qui avait fait plus de 1500 morts et 4000 blessés.

 

D’habitude si prompts à condamner les atteintes aux droits humains à travers le monde. Le gouvernement français est silencieux. Cette attitude honteuse révèle le vrai visage de notre gouvernement : celui du soutien implicite à une puissance d’occupation qui nie les droits fondamentaux d’un peuple à exister.  C’est insupportable !

 

Cette position n’est pas la nôtre. Nous faisons le choix de la paix et de la justice ! Faisons entendre la voix de la solidarité entre les peuples !

 

Seule notre action massive et déterminée pour une paix juste et durable permettra de changer le rapport de forces ! 59% des Français soutiennent la reconnaissance de la Palestine par la France. C’est la seule voie juste et efficace pour en finir avec l’humiliation de tout un peuple !

 

Parce qu’il faut un autre rôle de la France pour :

- imposer de réelles sanctions à l’Etat israélien

- la reconnaissance d’un Etat palestinien souverain dans les frontières de 1967

 

Ce message, nous le devons au peuple palestinien et à tous les peuples opprimés. Il est temps d’agir !

 

 

Signe ici l'appel des jeunes communistes pour la reconnaissance de l'Etat palestinien par la France.

 

ARRÊTONS LE MASSACRE DES ENFANTS DE PALESTINE

Rassemblement Samedi 12 Juillet à 16 h
Angle Belsunce/ Canebière, MARSEILLE
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 19:01

photo23.jpgSamedi 17 mai une quarantaine de militants de la Jeunesse Communiste se sont retrouvés devant le consulat d’Ukraine à Marseille pour marquer leur condamnation des violences perpétrés par les groupes fascistes en Ukraine et ce en lien étroit avec les autorités de Kiev.

 

Ce rassemblement s’est tenu au lendemain de la tentative d’assassinat de Petro Symonenko, secrétaire général du Parti Communiste d’Ukraine, révélatrice de l’escalade de violences perpétrées par les milices fascistes qui opèrent dans le pays.

 

Ce rassemblement fût l’occasion de rendre hommage aux victimes du massacre d’Odessa la 2 mai dernier dans lequel près de 50 personnes ont trouvé la mort.

 

 

Les jeunes communistes ont également réaffirmé leur opposition à toutes les ingérences extérieures dans les affaires de l’Ukraine, le droit du peuple d’Ukraine a décidé de réformes institutionnelles et leur soutien au Parti Communiste d’Ukraine menacé d’interdiction.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 18:52

ukraine.pngAprès la Syrie c’est au tour de l'Ukraine d'être au centre de l'affrontement entre les impérialismes UE/USA et Russe. Fin 2013 le gouvernement Ianoukovitch soutenu par les oligarques pro-russes refusait l'accord d'association avec l’UE conduisant à l’émergence d’un mouvement hétéroclite sur la place « Maïdan » qui rassemblait des « pro-européens », des anti-corruption mais également des groupes fascistes et néo-nazis. L'UE et les USA ont activement fait preuve de leur ingérence en aidant et finançant ce mouvement poussant ainsi le pays à la déstabilisation. S'en est suivi 3 mois de combats entre groupuscules fascistes et autorités, avec pour point d'orgue le coup d’État du 23 Février 2014. Les premières mesures du gouvernement non élu ont été l’instauration de plans d’austérité et la destitution de la langue « russe » de son caractère officiel provoquant l’inquiétude légitime d’une large partie de la population.

 

Depuis le début de la crise, les puissances occidentales et les oligarques à leurs ordres n'ont pas hésité à réveiller les penchants nationalistes les plus vils pour diviser le peuple ukrainien sur des bases communautaires. Leur atout maître a été de renforcer l'extrême droite ukrainienne qui joue un rôle majeur dans les violences depuis novembre et encore plus depuis le putsch. On retrouve comme acteurs le parti Svoboda (anciennement « parti social-nationaliste ») membre de la coalition au gouvernement, « Secteur Droit » qui est une coalition de néo-nazis dont les milices sont impliqués dans la plupart des attaques sauvages contre les sièges syndicaux, les monuments historiques et dans de nombreux meurtres politiques. Le gouvernement et ces groupes sont les instigateurs du chaos qui règne désormais en Ukraine. Le Parti Communiste d’Ukraine qui réalise 15% aux élections est maintenant menacé d’interdiction.

 

Le 2 Mai à Odessa un cran supplémentaire dans la barbarie a été franchi. Près de 50 syndicalistes, communistes et progressistes s'étant réfugiés dans la maison des syndicats pour échapper aux fascistes pro-Maïdan qui venaient de les attaquer ont été brûlés vifs dans l'incendie du bâtiment provoqué par ces derniers. Face à la barbarie fasciste nous ne pouvons rester inactifs.

 

Les Jeunes Communistes vous invitent au rassemblement contre le fascisme en Ukraine et pour exiger :

• La fin de toute ingérence extérieure dans les affaires de l’Ukraine

• La possibilité pour le peuple ukrainien de se prononcer sur des réformes institutionnelles

 

• L’abandon de la procédure d’interdiction à l’encontre du Parti Communiste d’Ukraine

 

 

Samedi 17 mai, 14h00


Rassemblement


Devant le consulat d’ukraine

 

(38 Rue Roux de Brignoles, marseille)

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