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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 14:59

A McDonald's les employés luttent depuis plusieurs semaines pour des augmentations de salaires à 13€ de l'heure, des rénovations des magasins vieillissants, et pour l'arrêt de l'étalement des horaires pour les contrats mi-temps.
Après plusieurs actions de grève ou de blocages la direction a décidé de répliquer en menaçant de licencier le délégué syndical CGT du McDo Blancarde. Sous couverts de motifs fallacieux le but est de s'attaquer aux travailleurs, à leur organisation de lutte.

Face à un tel langage la seule réponse est celle de la lutte et du rapport de force. C'est pour quoi lundi 13 mars dernier la CGT était mobilisée dans les McDo de la franchise, au nombre de 6 dans le département, et dans les bureaux de l'administration, envahis pour soutenir notre camarade alors en entretien.

Face à la lutte des travailleurs, MacDonald's réplique

Intervention de Najib, délégué syndical à McDonald's convoqué lundi dernier.

Mais le rapport de force s'exprime avant tout dans la lutte, c'est pourquoi les Mc Donald's de la franchise étaient en grève. Après l'entretien le piquet de grève tenu à Vitrolles a été rejoint par les camarades présents au rassemblement, pour intensifier la pression sur la direction par l'arme économique, la meilleure réponse aux arguments bidons du patronat !

Face à la lutte des travailleurs, MacDonald's réplique

McDo est un groupe générant chaque année des milliards de bénéfices sur le dos des employés, recherchant les profits les plus élevés possibles par des méthodes de management toujours plus ignobles envers les travailleurs. Cette logique vise à briser ceux qui produisent les richesses pour encore plus les exploiter.

La crise à bon dos chez le géant de la restauration qui voit ses bénéfices augmenter. Grâce selon ses analystes à "la décision de proposer depuis octobre une offre de petit déjeuner disponible 24 heures sur 24. Ce segment est le plus rentable et le seul a n'avoir pas connu une baisse de la fréquentation". C'est confirmer l'intérêt économique qu'ont les capitalistes à imposer temps partiel, horaires changeants et flexibilité à l'extrême de l'emploi. Tout pour faire du profit et écraser les travailleurs.

Cette logique c'est celle de tous les capitalistes qui ne voient que le profit, pour lesquels les travailleurs ne sont que des chiffres, des variables économiques à ajuster pour augmenter toujours plus leurs dividendes.

Mais unis les travailleurs n'ont pas besoin d'eux. Cette classe de parasites est inutile à la société. Ensemble luttons pour l'élévation du rapport de force et le renversement du capitalisme. Pour un monde libéré de l'exploitation d'une majorité par la minorité. Luttons pour le socialisme !

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:06
Photo prise par La Marseillaise.

Photo prise par La Marseillaise.

Damien Del Cerro (responsable jeunes travailleurs a la section de Marseille), intervient dans La Marseillaise et donne son avis sur le deroulement du congres de l'union departementale de la CGT dans les Bouches du Rhone.

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 10:11

Le MJCF 13 relaie l'appel du syndicat CGT Cheminots de Versailles contre la désinformation médiatique sur le régime de travail des cheminots et l'invitation de la fédération des cheminots Versailles pour rétablir la vérité sur France 2 !

Les travailleurs ne se laisseront pas faire et nous, Jeunes Communistes des Bouches du Rhône sommes solidaires des luttes que mènent et mèneront les cheminots.

Quand les travailleurs se battent, c'est notre avenir qu'ils défendent !

QUAND LES TRAVAILLEURS SE BATTENT, C'EST NOTRE AVENIR QU'ILS DÉFENDENT !

Scandaleux : halte à la désinformation !

Le syndicat CGT des cheminots de Versailles condamne avec la plus grande fermeté l'entreprise de désinformation dont se sont rendus coupables les journalistes du "service public" du JT de France 2, en diffusant de fausses informations sur le régime de travail des cheminots.
Sur un pseudo "tableau comparatif" entre les cheminots de la SNCF et ceux du privé, pŕesenté à une heure de grande écoute, il est en effet affirmé faussement que les cheminots de la SNCF jouiraient de 38 jours de congés/an et de 22 jours de RTT !

Nous rappelons que, comme tous les salariés de France, les cheminots n'ont que 5 semaines de congés payés (28 jours) et que, les agents qui parmi les cheminots ont droit aux RTT, n'en ont que 10 par an !

Il ne nous a pas échappé que cette entreprise de désinformation intervient dans un contexte d'ouverture des négociations sur le contenu d'une Convention Collective Nationale des travailleurs du rail ; et seulement quelques heures après que le président Pépy ait annoncé par voie de presse vouloir "remettre à plat" les 35h à la SNCF !
Cela relève donc d'une véritable campagne orchestrée pour diviser les travailleurs et désolidariser la population des luttes que vont mener les cheminots pour défendre leurs droits sociaux !

Le syndicat CGT des cheminots de Versailles exige donc que la direction de l'entreprise produise un démenti immédiat et que le service presse de France 2 donne l'antenne à la fédération CGT des cheminots, aux mêmes horaires, pour rétablir la vérité !

CGT CHEMINOTS VERSAILLES

CGT CHEMINOTS VERSAILLES

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 19:15

Image3.pngDepuis plus d’un an, nous jeunes communistes, luttons avec ce collectif contre la désindustrialisation du département. Aucun des politiciens au pouvoir n’a tenté d’enrayer les manœuvres patronales qui ont mis au chômage des milliers de salariés des Bouches du Rhône. Avec la loi Macron, le gouvernement socialiste porte un nouveau coup frontal aux acquis des travailleurs.

Depuis son élection, le PS au pouvoir sert directement les intérêts du MEDEF contre les travailleurs. Pour résister à ces attaques directes à l’emploi, a l’industrie, au temps de travail, que ce soit le dimanche ou en soirée, aux Conseil de Prud’hommes, à l’inspection du travail, nous devons être nombreux, car nous sommes tous concernés.

Si nous devons nous battre contre la loi Macron et les licenciements dans le département pour conserver nos acquis, luttons aussi pour en arracher de nouveaux au patronat et ses pions du Gouvernement. Face aux licenciements, aux bas salaires et à l’austérité, revendiquons des nationalisations démocratiques sous contrôle des travailleurs des grands moyens de production et d’échange. Pour ne plus subir le patronat qui profite sur notre travail, prenons le pouvoir de  la production.

                Une fois de plus, les jeunes précaires sont des victimes particulièrement touchées par ces mesures antisociales du gouvernement, que ce soit sur la question du travail de dimanche et de soirée, mais aussi de la multiplication des contrats précaires et des embauches temporaires dans le département. Il est indispensable que la jeunesse précaire du département rejoigne la lutte des salariés et des ouvriers, car quand les travailleurs se battent, c’est notre avenir qu’ils défendent !

 Les jeunes communistes de Bouches du Rhône appellent tous les lycéens, les étudiants, et les jeunes travailleurs du département à rejoindre la journée de lutte du 9 Avril et le cortège jeune de la manifestation marseillaise. 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 21:01

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En lutte contre la Loi MACRON, nouvel outil de précarisation des travailleurs offert au patronat par le gouvernement socialiste, les jeunes communistes du département analysent la loi MACRON dans ses grands axes et opposent des revendications fortes pour combattre les mesures capitalistes du PS.

      V ers le retour de l’absence de protection spécifique pour les travailleurs


Actuellement, le contrat de travail est exclu du droit général des contrats au motif que les deux parties ne sont pas égales.

En effet, le patron ayant le pouvoir de direction, de contrôle et de sanction du salarié, cela constitue la définition même d’inégalité.

Ainsi, les salariés sont protégés de ce pouvoir patronal par un droit spécifique, le droit du travail.

La seule juridiction compétente pour régler un éventuel litige dans un contrat de travail est le Conseil de Prud’hommes.

Elle peut être saisie n’importe quand, aucune convention, aucune clause ne peut l’empêcher.

 

Avec la loi MACRON, les contrats de travail seront désormais eux aussi soumis aux dispositions du code civil permettant le règlement d’un litige par la voie conventionnelle.

Il sera donc désormais possible de prétendre régler un problème d’heures supplémentaires sans passer par le Conseil de Prud’hommes (CPH), juste entre le salarié et son patron. Cette procédure empêche de pouvoir saisir le CPH pendant toute sa durée, et après, si elle aboutit à un accord.

Cette réforme a pour conséquence de soumettre les travailleurs au droit commun des contrats, comme il existe entre un vendeur de voiture et un acheteur. Elle a pour but de supprimer la spécificité du droit actuel du travail : la protection du seul salarié, en situation de faiblesse dans le contrat qui le lie à son patron.

 

Par exemple, si un jeune arrive à la fin de son 4ème CDD et qu’il sollicite de la part de son patron la requalification de son contrat en CDI, celui-ci pourra lui proposer de lui payer 3 mois de salaire immédiatement s’il renonce à la requalification et la poursuite du contrat de travail.

Si le jeune, qui ne connait pas ses droits, accepte l’accord, il ne pourra plus saisir le CPH, même s’il rencontre le syndicat par la suite et qu’il apprend qu’il aurait pu garder son travail !!

 

Revendiquons dans le travail, une seule justice : les prud’hommes.

 

Allons travailler le dimanche comme si c’était un mardi


Actuellement, pour faire travailler des salariés le dimanche, le patron doit avoir une autorisation préfectorale à durée limitée + être dans une zone d’influence commerciale importante + être dans une agglomération de plus de 1 000 000 d’habitants + payer ses salariés double + obtenir l’accord des salariés (« volontariat »).

Les possibilités de recourir au travail du dimanche sont limitées (par encore assez), et les contreparties sont importantes.

 

Avec la loi MACRON :

 

L’autorisation préfectorale peut être de 3 ans.

Le ministre du tourisme peut décider que de nouvelles « zones d’influences » sont concernées et accorder des autorisations pour des territoires entiers.

Les entités commerciales peuvent avoir des dérogations à l’autorisation préfectorale par « accord collectif » ou « décision unilatérale de l’employeur ».

Pour les entreprises de moins de 20 salariés, le salaire du dimanche ne sera pas doublé; les entreprises d’au moins 20 salariés disposent d’un délai de 3 ans avant d’y être obligées.

 

Le maire peut supprimer 12 dimanches par an, pour lesquels les salariés n’ont plus le choix et sont obligés de travailler.

Les jeunes travailleurs et étudiants salariés sont en première ligne de cette atteinte directe au dimanche chômé. Première victime des contrats précaires, ils sont la main d’œuvre prédestinée des patrons du dimanche.

 

Par exemple, peu importe qu’on habite dans le centre-ville parisien ou au fin fond de la Creuse, lorsque le patron l’a décidé, il peut ouvrir le dimanche. Que tu bosses dans un bar ou dans une grande surface, tu seras payé comme un lundi. De plus la notion de volontariat est une grande mascarade : si tu n’es pas volontaire, tu n’es pas embauché, ou réembauché.

 

Revendiquons, le retour des deux jours de repos obligatoires et l’application des 35 heures. Les dérogations au dimanche chômé ne doivent intervenir que si c’est indispensable (infirmiers, transports…) et prévoir de grandes contreparties, autant financières qu’en temps de repos.

 

Ma soirée, je la passe derrière le comptoir

 

Actuellement, le travail de nuit est strictement encadré par le Code du travail. Tout travail après 20 h constitue des heures de nuits qui sont majorées et donnent lieu à des temps de repos compensateurs. De plus, un patron ne peut pas imposer à un salarié des heures de nuit au dernier moment, peu importe son contrat de travail. L’accord du salarié est nécessaire, son refus ne peut justifier un licenciement. 

 

Avec la loi MACRON, les heures de 20h à 24h ne seront que des heures de soirées, qui ne sont soumises à aucune obligation de compensation, ni financière, ni en repos. Tout employeur pourra solliciter ses salariés pour effectuer ces heures, toujours sur la base du « volontariat ». Les jeunes travailleurs et étudiants salariés sont, une fois de plus la main d’œuvre prédestinées des patrons de soirée. Pourtant, ils subissent l’exclusion de la vie sociale, l’impossibilité de se préparer correctement à des examens, et la précarité financière malgré l’emploi.

 

Par exemple, une étudiante en L1 passe un entretien d’embauche pour un poste de vendeuse. Lors de l’entretien, le patron du magasin en question lui demande si elle serait « volontaire » pour travailler le soir, en période d’inventaire ou de soldes. Il précise que ces heures sont du travail effectif non majoré, mais que ca lui permettrait d’assister à tous ses cours. Pourtant, cette étudiante n’a cours que le matin et espérait travailler l’après-midi pour pouvoir réviser le soir ou aller boire des coups avec ses copains. Si elle répond non, elle n’a pas le poste.

Ou encore, un salarié en CDD de deux mois d’une usine d’emballage se fait convoquer à un entretien avec la direction qui lui demande s’il serait « volontaire » pour travailler de 20h à minuit au lieu de 9h à 13h. S’il répond non, son contrat ne sera ni renouvelé, ni transformé en CDI.

 

Revendiquons, une fois de plus les 35 heures en journée sur 5 jours comme base contractuelle pour tous. Toute heure au-delà est une heure majorée.

 

Fini la justice des travailleurs par et pour les travailleurs


Actuellement, le Conseil de Prud’hommes (CPH) est une juridiction d’exception, seule compétente pour tous les litiges relatifs aux relations de travail.

           

Indépendante, cette juridiction est composée de salariés et d’employeurs qui étaient élus par les syndicats représentatifs dans chacune des classes.

Depuis novembre 2014, ces conseillers ne sont plus élus au suffrage universel tous les cinq ans, mais désignés par les syndicats représentatifs. Ce faisant, ils ont déjà perdu leur statut de juge pour devenir des « assesseurs de justice », ouvrant la voie aux dispositions de la Loi MACRON.

 

Les conseillers prudhommaux salariés continuent à travailler pendant leur exercice et disposent de formations spécifiques pour exercer leur mandat. Ils bénéficient de toutes les protections et tous les droits spécifiques au mandat représentatif des salariés. Ils ne peuvent donc être sanctionnés pour tout fait dans l’exercice de leur mandat.

 

Dans la plupart des litiges, une phase de conciliation préalable est obligatoire. En cas d’échec de cette conciliation (la plupart du temps, l’employeur ne veut pas céder), une audience de jugement se tient devant le bureau de jugement.

Le Bureau de Conciliation se compose d’un conseiller salarié et d’un conseiller employeur.

Le Bureau de Jugement se compose de deux conseillers salariés et deux conseillers employeurs.

Si, et seulement si, le Bureau de Jugement n’arrive pas à se mettre d’accord (2 contre 2), il renvoie l’affaire en Départage.

Une audience de Départage se tient devant les deux conseillers salariés, les deux conseillers employeurs, et un juge départiteur, magistrat professionnel, pour les départager. Ce juge départiteur est actuellement désigné par la chambre sociale de la Cour d’Appel, parmi les juges du Tribunal d’Instance, soit des juges proches des justiciables puisqu’ils connaissent des « petits litiges » de la vie courante.

Dans les faits, ce juge seul décide de l’issue du litige et l’éventuelle condamnation de l’employeur ou du rejet des demandes du salarié.

 

            De plus, la représentation par avocat n’est pas obligatoire en matière de droit du travail, ni devant le CPH, ni devant la Cour d’Appel. Chaque salarié peut se représenter soi-même, mais surtout être représenté par un défenseur syndical.

Au vu de la hausse exorbitante du coût de la justice, cette disposition garanti une réelle représentation syndicale devant la justice.

 

Cette structure des CPH est encore une garantie de bonne justice pour les salariés. Jugés par leurs pairs syndiqués, ils disposent d’un vrai rempart contre l’arbitraire patronal. Loin des frasques procédurales, des effets de manches, le CPH est une juridiction qui a pour seul but de protéger les salariés contre le pouvoir disciplinaire, de rémunération, de direction de l’employeur. Avec le syndicat, le droit de grève, et l’inspection du travail, c’est encore l’un des seuls outils qui prend en compte la définition de classe et l’exploitation de l’une par l’autre. Loin d’être révolutionnaire, cette juridiction permet malgré tout de rééquilibrer la balance.

 

Avec la loi MACRON, les CPH sont mis sous la tutelle de la justice d’Etat :

 

Le Bureau de Conciliation a la possibilité de renvoyer l’affaire devant un Bureau de Jugement composé que d’un seul conseiller salarié et un seul conseiller employeur, permettant ainsi une justice expéditive et facilitant le 1 contre 1 et le renvoi en Départage,

Le Bureau de Conciliation a aussi la possibilité de renvoyer directement l’affaire en Départage, sans intervention aucune de la composition paritaire de salariés et d’employeurs,

Si le CPH est overbooké, ce qui faute de moyens, arrive très régulièrement (la durée moyenne d’une affaire au CPH de Paris est de deux ans), le juge départiteur peut juger d’office toutes les affaires,

Les juges départiteurs sont désormais désignés par le Tribunal de Grande Instance sur le fondement de leurs « aptitudes et connaissances », ils seront par conséquent bien plus ancrés dans les règles de la « Grande Justice », celle du droit des contrats, des assurances, des affaires.

La représentation par avocat est obligatoire devant la Chambre Sociale de la Cour d’Appel,

Les conseillers prudhommaux sont désormais interdits de faire grève ou d’exprimer publiquement leur désaccord face à telle ou telle mesure, 

Les conseillers prudhommaux sont soumis à une véritable discipline, similaire à celle de l’entreprise. Avertissements, mise à pied, « démission », ils peuvent être sanctionné pour toute entorse à leurs nouvelles « responsabilités déontologiques », notamment en cas d’absence aux différentes formations,

 

Par exemple, un salarié, syndicaliste CGT, d’une entreprise de déménagement parisienne est licencié pour faute lourde juste avant sa candidature aux élections de délégués du personnel. L’employeur certifie qu’il a commis un vol lors de l’une de ses missions. Il n’a donc droit ni à ses indemnités de licenciement, ni à ses indemnités de congés payés qui lui restaient à prendre, ni à son préavis, ni au chômage.

 Le salarié se tourne vers le syndicat qui lui conseille de saisir le CPH de Paris. La juridiction étant overbookée, il passe donc devant une formation réduite à deux salariés. Le conseiller salarié, pas dupé par les mensonges de l’employeur, veut le condamner. Le conseiller employeur, membre du même syndicat que le patron déménageur, refuse net toute condamnation.

L’affaire est donc renvoyée en départage. Le juge départiteur, qui connait habituellement des litiges d’assurances, connu pour refuser catégoriquement toute indemnisation des assurés, est bien évidemment hermétique à la discrimination syndicale. Il statue seul sur la non-condamnation de l’employeur, et condamne le salarié à rembourser à l’employeur ses frais d’avocats.

Si le chômeur sans droit veut faire appel, il sera obligé de payer un avocat. Manque de pot, il habite avec sa compagne qui touche, primes comprises, 1600 €uros par mois. Il n’aura donc pas le droit à l’aide juridictionnelle.

 

Revendiquons le maintien d’une juridiction paritaire indépendante de toute autre juridiction, le retour des élections prudhommales, l’augmentation des paliers d’octroi de l’Aide Juridictionnelle, l’augmentation du budget de la justice prudhommale.

 

L’inspecteur du travail, espèce en voie de disparition

 

Actuellement, l’inspection du travail n’est déjà plus une administration indépendante. Intégrée dans la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi, (DIRECCTE), son budget alloué s’est vu réduire à un quart de ce qu’il était avant 2008.

 

Mais, la mission des Inspecteurs du Travail est encore de transmettre au procureur général toute entrave au droit syndical, au droit de grève, plus généralement, toute entorse aux dispositions du Code du travail sanctionnée pénalement, en vue de condamner pénalement l’employeur, à une amende et parfois à de la prison.

Le syndicat peut se constituer partie civile dans cette procédure et par conséquent, intervenir devant le juge pour contribuer à la condamnation de l’employeur.

 

L’inspecteur du travail est compétent pour toutes les questions relative à la représentativité dans l’entreprise, des élections des délégués du personnel, aux conséquences des transferts d’entreprise ; des autorisations de licenciement des salariés protégés par un mandat représentatif, aux discriminations de toutes sortes ; du travail dissimulé (au black), aux embauches obligatoires de travailleurs handicapés.

 

Avec la loi MACRON, les atteintes au droit du travail seront dépénalisées. Il n’est plus possible d’obtenir des procès devant un tribunal « impartial » pour faire condamner pénalement un employeur. Désormais, tout recours donne lieu au mieux, à une amende administrative pour l’employeur. Au vu des prérogatives de la DIRECCTE, soit la Concurrence et les Entreprises, le copinage, qui file déjà de bon train, va trouver le champ libre. L’entrave syndicale est donc dépénalisée.

 

            De plus, toutes les questions relatives aux seuils pour les élections des instances représentatives des salariés ne relèvent plus de l’inspecteur du Travail, mais du Directeur de la DIRECCTE.

 

            Avec la diminution des prérogatives, les diminutions de poste vont aller bon train. Il y a actuellement 1 inspecteur du travail pour 8.500 salariés, et ce nombre est en croissance malgré l’augmentation scandaleuse du chômage.

 

Par exemple, si un employeur refuse l’affichage dans l’entreprise au délégué du personnel, ce qui actuellement constitue un délit d’entrave, le délégué pourra écrire à l’Inspection du travail. A compter de ce moment, le délégué du personnel et son syndicat sont totalement exclus de la procédure.

L’inspecteur n’aura d’autre choix que de relayer l’affaire au directeur de la DIRECCTE. Comme son but est de favoriser l’emploi dans son secteur, le copinage et le chantage iront bon train. Dans le meilleur des cas, il pourra sanctionner administrativement l’employeur. Selon la taille de l’entreprise, cette amende uniquement pécuniaire n’aura strictement aucun impact, les notions d’audience publique, de condamnation pénale, de récidive, d’emprisonnement ne sont plus d’actualité.

 

Revendiquons, le retour à l’indépendance de l’inspection du travail, l’assermentation des inspecteurs du travail pour qu’ils soient une véritable « police du travail », la compétence pour tous les manquements au droit du travail, y compris les dispositions des conventions collectives, la pénalisation de toutes les entraves aux droits collectifs du travail, aux 35 heures, aux CDD et à la rémunération, et 1 inspecteur du travail pour 1000 salariés

 

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 13:04

Communiqué de presse

JC des Bouches-du-Rhone

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Depuis le début de l’année 2014, la CAF des Bouches du Rhône a fermé ses accueils publics sans rendez-vous. Seul un « pré-accueil » indiquant aux usagers comment prendre rendez-vous via internet reste accessible dans deux bureaux de la ville de Marseille : Malaval et Chemin de Gibbes. Ce dispositif est en train d’être étendu au reste de la France et tous les accueils doivent être fermés pour juin 2015.

Le Collectif CAF, rassemblant plusieurs organisations politiques et syndicales, a été mis en place pour lutter contre la fermeture des accueils CAF et exiger le maintien et l’augmentation des droits pour tous les allocataires, qui représentent une grande majorité de la population.

Le 7 janvier dernier, 5 usagers de la CAF et militants du collectif CAF ont été arrêtés par les forces de polices au cours d’une distribution de tracts devant l’accueil MALAVAL.

La police a été contactée par les vigiles du pré-accueil de la CAF qui refusait l’accès à l’un des allocataires en raison de son engagement syndical, avant de déclencher une altercation violente envers tous ceux qui s’interposaient.

Au délit de faciès, s’ajoute la discrimination syndicale de la part d’un service public de redistribution des richesses qui ferme ses portes aux usagers dans tout le département.

Pourtant, ce n’est pas la CAF qui a été poursuivie par la justice, malgré la plainte de l’allocataire, mais bien ce dernier et quatre autres qui se sont interposés lors du passage à tabac des usagers et militants.

Quatre de ces camarades interpellés ont passé une journée et une nuit en garde à vue, malgré l’intervention déterminée de Jean-Marc Coppola, conseiller municipal communiste de Marseille.

Une fois de plus, l’Etat du Parti Socialiste utilise la répression contre ceux qui défendent les services publics en danger.

Les Jeunes Communistes des Bouches-du-Rhône condamnent fermement la répression par les forces de l’ordre et appellent tous les allocataires, syndicalistes, et militants du département à rejoindre le collectif pour être toujours plus nombreux et toujours plus fort dans la lutte pour nos services publics.

 

Cet évènement prouve une fois de plus que le gouvernement socialiste a choisi son camp. Organisons massivement pour mener le combat contre cette politique capitaliste qui utilise la violence des forces de l’ordre contre son propre peuple en lutte pour ses droits !

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 12:07

Communiqué de presse

Jeunes communistes des bouches du rhone

 

Au cours du mois de décembre, l’usine Haribo, qui employait une trentaine d’intérimaires pour faire tourner son industrie, a décidé de ne plus rappeler aucun des intérimaires, en poste depuis plus d’un an.

La direction invoquait pour motif les plaintes des salariés contre le comportement des intérimaires au regard de la propreté des vestiaires.

En réalité, il ne s’agit que d’une manœuvre de la direction pour diviser les travailleurs de l’usine, pourtant affectés aux mêmes tâches et aux mêmes horaires des 3/8, seulement différenciés par leur statut contractuel ou précaires.

Les patrons d’Haribo ont, sans aucun scrupule, privé d’emploi une trentaine d’intérimaires afin de ne pas avoir à se justifier quant à leur non embauche, après plus d’un an de travail quotidien de ces derniers.

Ils ont, pourtant, renouvelé immédiatement la masse de travailleurs précaires dans l’usine par de nouveaux intérimaires.

Ces mesures de la direction d’Haribo sont un des nombreux exemples de ce que le statut d’intérimaire offre comme marge de manœuvre au patronat pour augmenter toujours plus ses profits sur le dos des travailleurs.

Les intérimaires restent eux privés de sécurité d’emploi, des congés payés et du droit de grève, subissent la précarité des conditions de travail, la division avec leurs collègues salariés et la possibilité de perdre du jour au lendemain leur emploi et leur salaire sans que leur patron n’ait à se justifier.

 

Les Jeunes Communistes des Bouches-du-Rhône condamnent fermement ces manœuvres patronales et revendiquent le CDI comme seul contrat de travail ! haribo_manif.jpg

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 11:16

sdp_syndicalistes.jpg

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 14:34

En janvier, à l’appel de la CGT, plusieurs syndicats, partis politiques et associations ont lancé un collectif dans le département des Bouches-du-Rhône, auquel la JC 13 participe, afin d’amplifier la lutte contre les politiques d’austérité et leurs conséquences (fermetures de sites, licenciements, gel des salaires, manque de moyens pour l’éducation…).

 

Après les manifestations du 18 janvier et du 6 février auxquelles ont participé des dizaines de milliers de jeunes et de travailleurs, le collectif organise un grand meeting ce jeudi 20 février à la Halle de Gardanne à 18h00.

 

Le mot d’ordre est simple : multiplier les actions pour amplifier la lutte et mettre en échec les politiques gouvernementales au service du grand patronat !

 

Meeting départemental

Jeudi 20 février 18h00

 Halle de Gardanne

 

meeting_20_fevrier.jpg

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 21:27

Aujourd’hui dans notre département 14 entreprises sont menacées de fermeture, de restructuration entrainant plusieurs milliers de licenciements et de suppressions de postes. Face à cette politique de désindustrialisation qui vise à transformer le département en un simple parc à touristes, le gouvernement ferme les yeux. Et pourtant le chômage continue d’augmenter pour atteindre les 13% dans le département.

Pire, le gouvernement socialiste comme le précédent gouvernement a fait des travailleurs sa cible principal. Il continue méthodiquement de s’attaquer à nos conditions de vie et de travail. Au premier janvier la TVA vient d’être augmentée à 20% pour compenser des exonérations patronales !

Au cours de l’année 2013, le gouvernement Hollande a mis en place l’ANI qui facilite les procédures de licenciements et les baisses de salaires avant d’allonger la durée de cotisation à 43 ans pour toucher une retraite à taux plein. Seul le MEDEF se satisfait de la politique gouvernementale.

Mais les résistances se multiplient pour tenter de mettre en échec ces politiques (grèves dans les raffineries de l’Etang de Berre, grève à la SNCM…). A l’appel de la CGT un collectif d’organisations appelle à manifester le 18 janvier pour faire converger ces luttes en un mouvement d’ampleur.

 

Les jeunes communistes t’appellent a la manifestation pour exiger :


des nationalisations sous controle democratique des travailleurs

l’augmentation du SMIC a 1700 euros et des bas salaires

  des emplois stables pour tous

 

affiche_18_janvier.jpg

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La fédération

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Les soirées du peuple !

Tous les jeudi soir à partir de 18h30 à la section d'Aix-en-provence (35, impasse Granet)

Projection de film, débat et soirée festive !

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