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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 19:30

meyco_4.jpgCi-dessous, vous trouverez la déclaration finale de la 10ème rencontre des organisations de jeunesses communistes d’Europe qui s’est déroulée à Madrid le 15 et 16 février 2014.

 

Ont participé à cette rencontre, entre autres, les organisations communistes de jeunesse suivantes : l'UJCE (Espagne), le CJC (Espagne), la JCP (Portugal), la SDAJ (Allemagne), le COMAC (Belgique), EDON (Chypre), KJO (Autriche), Baloldali-Front (Hongrie), JTKP (Turquie), MJCF (France), KNE (Grèce), FGCI (Italie), KSM (République tchèque  ...

 

Diverses résolutions ont également été adoptées au cours de ce meeting :

sur le chômage et l’emploi des jeunes

sur l’intervention impérialiste en Centrafrique

contre l’attaque du droit à l’avortement

 

 

Ces 15 et 16 février 2014 se tenait à Madrid la X ème Rencontre européenne des Jeunesses communistes, sous le thème « la crise capitalistes, les luttes de la jeunesse et le rôle des organisations de jeunesse communistes ». Organisations participantes, nous déclarons :

 

« La situation de la jeunesse ouvrière et d'extraction populaire dans nos pays est durement marquée par le contexte actuel de la crise de surproduction et de sur-accumulation que traverse le système capitaliste. Son origine est le fruit du développement des contradictions inhérentes au capitalisme, et de la mauvaise gestion du système dus aux divers responsables politiques et économiques bourgeois au niveau international.

 

Le développement de la crise capitaliste en Europe a eu des conséquences dévastatrices pour les conditions de vie et de travail de la jeunesse.

 

La jeunesse n'a pas d'avenir dans le capitalisme

 

Sous le capitalisme, la jeunesse ouvrière et d'extraction populaire est un secteur particulièrement vulnérable et exploité qui souffre, y compris pendant les cycles de grande accumulation et d'expansion économique, les pires conditions sociales et de travail, la jeunesse est dans la ligne de mire des attaques du capitalisme.

 

Avec la crise, le capitalisme approfondit encore son caractère parasitaire et, dans l'offensive des monopoles pour rehausser son taux de profit, le niveau de précarité et d'exploitation s'intensifie parmi les jeunes pour atteindre des niveaux insoutenables, leur niant toute possibilité de pouvoir se construire un avenir.

 

Se réaffirme le fait que le capitalisme ne peut pas résoudre les problèmes sociaux ni satisfaire les besoins des travailleurs et des nouvelles générations ; au contraire, le capitalisme tente d'échapper à ses incurables contradictions, faisant porter le poids de la crise sur les travailleurs, les peuples, intensifiant l'exploitation, la pauvreté, le chômage et le péril de nouvelles guerres impérialistes.

 

L'oligarchie cherche à rehausser le niveau de son taux de profit dans la crise, en détruisant les forces productives, condamnant au chômage des millions de travailleurs et travailleuses, tandis que l'on remplace des postes de travailleurs adultes stables par une quantité de jeunes sous contrat précaire, sous une exploitation maximale.

 

Globalement, la crise du capitalisme est utilisée pour intensifier l'attaque contre les droits et les conquêtes de la classe ouvrière, afin de pouvoir mettre en place la stratégie commune des monopoles contre la classe ouvrière et les couches populaires, contre la jeunesse.

 

Cela permet aux monopoles et gouvernements capitalistes en Europe d'utiliser ces millions de jeunes au chômage ou en condition de sous-emploi, comme fer de lance contre le reste de la classe ouvrière et les couches populaires, et contre les droits qui ont été conquis après des années de lutte ouvrière intense et grâce à l'existence, jusqu'aux années 1990, des pays socialistes d'Europe, menés par l'URSS. Ce qui a renforcé la lutte des travailleurs et des peuples, et fut un facteur de pression sur les pays capitalistes.

 

La jeunesse dans les pays d'Europe connaît un fort taux de chômage, atteignant dans beaucoup de pays des niveaux supérieurs à 50 % de la population jeune en âge de travailleur. Cela fait naître pour la bourgeoisie européenne une « armée industrielle de réserve » de millions de personnes.

 

Ainsi, le besoin et le désespoir de ces jeunes, et le grand excédent de main d’œuvre sont utilisés par la bourgeoisie pour dégrader encore plus les conditions de travail, précariser les formes de contrat et diminuer les salaires.

 

Un exemple clair de cela c'est le « Plan de garantie pour la jeunesse » qui a été décidé par l'Union européenne avec l'accord des gouvernements capitalistes, sociaux-démocrates et libéraux, et qui s'appliquera dans les pays qui ont un taux de chômage des jeunes élevé. meyco_10_3.jpg

 

Pour les jeunes travailleuses, la situation est encore pire, elles sont utilisées comme main d’œuvre bon marché. Pour le même travail, elles continuent à recevoir un salaire plus faible, dans des conditions plus précaires.

 

L'Union européenne des monopoles n'est pas réformable

 

Nous lançons un appel aux jeunes travailleurs, aux jeunes chômeurs pour qu'ils refusent ce plan, et tous les autres, pour l'exploitation de la jeunesse, qu'ils ne satisfassent pas des miettes qu'on leur jette, qu'ils se placent du côté du reste de la classe ouvrière, qu'ils s'organisent sur leur lieu de travail, qu'ils renforcent les syndicats de classe et luttent pour leur droit à avoir un emploi stable, avec des droits garantis.

 

L'Union européenne, cette alliance inter-étatique impérialiste, avec les gouvernements bourgeois de chaque pays, légifère pour les monopoles avec comme objectif de rendre moins chère la force de travail par une multitude de réformes, lois et directives. C'est sa raison d'être, la nature de classe de l'Union européenne et des autres alliances impérialistes.

 

Cela nous renforce dans l'idée que la jeunesse ouvrière et d'extraction populaire n'a rien à espérer des alliances du capital, l'Union européenne par exemple, elles ne peuvent pas être réformées en faveur des peuples. Au contraire, nous avons le plus grand intérêt à lutter contre elles.

 

Dans le même temps, la bataille se porte sur le domaine idéologique quand la bourgeoisie use de termes comme « compétitivité », « plans d'emploi pour la jeunesse », « contrats de formation » ou qu'il exalte un concept comme la « flexibilité » pour justifier et légitimer dans la conscience de la jeunesse la dégradation des conditions de travail et sociales de celle-ci et du reste de la classe ouvrière.

 

Ce même phénomène se reflète dans l'éducation, autre espace fondamental où on retrouve majoritairement la jeunesse de notre société. L'oligarchie européenne, par de multiples lois, traités et réformes (dans l'UE, la création de l'Espace européen de l'éducation supérieure, le « Plan Bologne » ou la « Stratégie université 2015 ») essaie de reprendre en main l'éducation par des réformes réactionnaires qui excluent les fils et filles d'extraction populaire.

 

Dans le même temps, des milliers de jeunes et de familles populaires et ouvrières se voient contraints, dans de nombreux pays, à opter pour l'émigration. Les travailleurs et travailleuses jeunes cherchent à vendre leur force de travail à l'étranger pour pouvoir accès à un avenir dont le capitalisme dans leur pays d'origine leur prive.

 

Ce phénomène revient avec une force similaire à la vague migratoire qui, jusqu'à la fin des années 1980, a envoyé des milliers de jeunes européens sur les voies de l'émigration vers les pays les plus industrialisés d'Europe à la recherche d'un travail.

 

Aujourd'hui, les enfants de ces émigrants doivent partir à nouveau pour l'étranger pour survivre, ce qui nous montre que le capitalisme comme mode de production reproduit perpétuellement les mêmes impasses pour la classe ouvrière et leurs enfants.

 

La jeunesse de tous les pays peuvent tirer les conclusions du sens de la « liberté de mouvement » que les partisans de l'UE professaient quand ils ont voté pour le traité de Maastricht et les mesures suivantes : liberté pour le capital de les exploiter quand ils sont à l'étranger, et c'est lui qui commande quoi qu'il en soit.

 

Organiser la jeunesse pour lutter contre les plans de l'UE, des gouvernements de la bourgeoisie

 

Dans tous les pays d'Europe, la jeunesse doit lutter pour nos droits et contre les causes de l'exploitation, du chômage, de l'émigration.

 

La jeunesse doit rejeter toutes ces efforts dans les intérêts des monopoles, cherchant à diviser la classe ouvrière entre jeunes et vieux, immigrés et nationaux, contre tout ce qui instille le venin du racisme et du fascisme dans la conscience de la jeunesse.

 

Les organisations qui participent à cette rencontre européenne, comme organisations de jeunesse communistes nous luttons pour organiser la jeunesse pour s'opposer aux plans de l'UE et aux gouvernements de la bourgeoisie, tout comme aux oligarchies des autres pays européens.

 

C'est pour cela que nous soutenons et organisons la lutte de masse des jeunes, en leur donnant un caractère de classe, nous luttons aussi contre les positions opportunistes et capitulardes qui appellent la jeunesse, et toute la classe ouvrière, à la « conciliation » avec son ennemi de classe dans le système.

 

Lutter contre le fascisme, instrument du système capitaliste en crise

 

Dans le même temps, nous devons mener une forte offensive idéologique pour dénoncer les mensonges et les lois anti-communistes qui ont été avancés ces dernières années et qui éloignent les couches populaires et les organisations révolutionnaires, celles qui défendent réellement ses intérêts objectifs.

 

Nous voulons également souligner le phénomène du fascisme en Europe. Le fascisme naît et est utilisé par le système capitaliste. Il se présente avec un masque anti-système pour créer la confusion parmi la jeunesse quand en réalité il est la main de fer du capitalisme pour écraser les luttes de la classe ouvrière et des peuples.

 

Communistes, nous avons le devoir de dévoiler le vrai visage du fascisme et lutter pour que le mouvement de masse organisé puisse s'y opposer.

 

Comme organisations de la Jeunesse communiste, avec nos partis respectifs, nous devons être l'avant-garde de la lutte de masses, élever son niveau de conscience, organiser les luttes et orienter leurs objectifs.

 

meyco_10_2.jpg Renforcer le rapport de force pour construire le socialisme

 

Jeunes communistes, nous devons aspirer à mener la jeunesse ouvrière et d'extraction populaires dans les luttes pour défendre et gagner ses droits, pour contribuer au développement de nos revendications pour de nouvelles conquêtes pour les travailleurs, les peuples et la jeunesse, avec comme objectif de renforcer le rapport de force pour construire le socialisme, pour la construction d'un système sans exploitation, avenir de l'Humanité.

 

Depuis le plénum de la 10 ème Rencontre des Jeunesses communistes d'Europe, organisations participantes, nous voulons exprimer notre pleine et entière solidarité avec les luttes ouvrières et populaires que livrent les différents peuples d'Europe contre la dictature des monopoles.

 

Nous lançons un appel à la jeunesse pour renforcer sa lutte pour ses besoins actuels, pour un emploi stable avec des droits garantis, pour une éducation publique et gratuite, la santé publique, la sécurité sociale, pour l'accès à la culture.

 

Nous exigeons l'abolition de toutes les législations anti-communistes, tout comme les théories réactionnaires qui mettent sur un même plan les expériences de construction du socialisme au XX ème siècle avec le fascisme et le nazisme, idéologie officielle de l'UE.

 

La contribution à la construction du socialisme au XX ème siècle pour l'Humanité, la supériorité du socialisme ne peut pas être effacée.

 

 

Nous lançons un appel à la jeunesse pour qu'elle s'organise et lutte pour ses droits, contre l'impérialisme, pour construire une société qui répondra aux attentes de la jeunesse de paix, de solidarité, d'un travail avec de vrais droits, où la classe ouvrière abolira l'exploitation de l'homme par l'homme, où elle aura le pouvoir politique et économique. Elle construira le socialisme.

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